samedi, 05 août 2006
C'est bon à savoir!
Décidément, les jeunes Marocains ne cessent de nous étonner. La dernière étude statistique que le Haut commissariat au plan (HCP) leur a consacré, porte sur leur “perception du Maroc en 2030”*. Et avant tout, sur leur perception d’eux-mêmes, dans ce Maroc de 2030.
Première surprise: seules 1,3% des jeunes femmes interrogées se voient femmes au foyer.
Que l’écrasante majorité des sondés des deux sexes se voient, en 2030, cadres supérieurs (74%, contre 23% de cadres moyens et 1% d’ouvriers), ce n’est pas étonnant, ça prouve qu’ils ont de l’ambition. Ce qui est étonnant, et même inquiétant, c’est qu’à peine 0,7% s’imaginent exploitants agricoles. Pire : sur ceux dont le père est lui-même exploitant agricole, seuls 2% souhaitent le devenir à leur tour. L’exode rural est considéré comme un problème ? Préparons-nous à le considérer comme un drame. Surtout pour une nation qui continue à clamer sa “vocation agricole”. Apparemment, elle ne fait rien pour susciter la même vocation chez les jeunes. Mutation sociale radicale en perspective…
Autre surprise : le taux de ceux qui rêvent d’émigrer. On pouvait s’attendre au pire, mais il n’est, finalement, que de 36%. Le HCP présente cela comme une grande victoire. Il ne devrait peut-être pas. D’abord, 36%, ça fait plus du tiers, ce qui est déjà énorme. Mais le plus alarmant, c’est que ce taux grimpe à 44% quand la question est posée aux enfants de cadres supérieurs. La mobilité sociale étant ce qu’elle est au Maroc (c'est-à-dire très faible), les enfants de l’élite d’aujourd’hui forment (à très peu de chose près) l’élite de demain. Qu’un peu moins de la moitié de cette future élite rêve de quitter le Maroc fait froid dans le dos. Surtout que la politique “d’immigration choisie”, qui commence à se généraliser en Europe, prévoit de leur ouvrir grand les bras. On parlait de fuite des cerveaux ? La voilà maintenant chiffrée. Enfin, il a été demandé à tous ces jeunes d’imaginer, sous la forme d’un titre d’actualité dans les médias, l’évènement principal qui retiendrait leur attention, un jour de 2030. Le premier thème qui les intéresse – il a été évoqué par 29% d’entre eux – est la société. Et sur ces 29%, plus des quatre cinquièmes ont abordé un chantier dont Mohammed VI a fait son cheval de bataille : le développement humain. La majorité de nos jeunes rêvent donc que, d’ici 2030, aient été éradiqués au Maroc : (dans l’ordre) l’analphabétisme, le chômage, l’habitat insalubre et la pauvreté. On savait que notre roi s’était fixé un formidable défi. On sait maintenant que nos jeunes le prennent au mot. Prions de toutes nos forces pour que leur espoir soit satisfait. Et sur cette note d’optimisme, bonnes vacances !
* l’enquête a été réalisée sur un échantillon de 1271 bacheliers et bachelières, répartis à travers toutes les villes du pays (le monde rural n’était forcément pas concerné, puisqu’aucune école n’y va jusqu’au bac)
19:58 Publié dans Maroc | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Maroc, Saint Quentin, Lille
dimanche, 16 juillet 2006
Dans ce pays,le Maroc, on confond programme politique et catalogue de vœux pieux
Un taux de croissance stable de 8%. Tel est l’objectif annoncé cette semaine dans une interview par Lahcen Daoudi, l’économiste en chef du PJD, en cas d’arrivée de son parti au pouvoir en 2007. Mais comment M. Daoudi a-t-il calculé ce chiffre ? Comment cet homme, qui a de sérieuses chances d’être notre prochain ministre des Finances, compte-t-il procéder pour réaliser une aussi bonne performance, sachant que la croissance du PIB a été de 1,8% entre 1991 et 1999 etde 4% entre 1999 et 2003, et sachant que, selon qu’il pleuve ou non, notre taux de croissance peut faire un bond (ou une chute) de 10 points d’une année à l’autre ? Invité à détailler sa “recette” par l’interviewer (de L’Economiste), le leader islamiste imberbe s’est immédiatement replongé dans les généralités oiseuses qui sont le propre de la classe politique marocaine : “Nous allons mettre à plat l’existant et procéder de manière méthodologique”, “pour combattre le fléau du chômage, il faut intervenir à la racine”, etc.
Fausse alerte, donc. Jusqu’à preuve du contraire, les partis politiques marocains n’ont pas encore compris en quoi consiste, au juste, un programme politique. Aux dernières législatives, en 2002, ils avaient tous (ou presque) publié sur leur site web ce qu’ils avaient appelé des “programmes”. Je les avais compilés, à l’époque et je conserve toujours le fichier dans mon disque dur. Croyez-le ou pas, sur une cinquantaine de pages, il n’y avait pas une seule fois le mot “dirham” !! Quant au signe “%”, il était présent en tout et pour tout trois fois, et dans le seul programme du MP. Ce parti s’était en effet fixé pour objectif de “baisser le taux de chômage à 10%, accroître le taux d’investissement à 30% et réaliser un taux d’épargne publique à 28%”. Fort bien, mais comment ? Silence et flou artistique…
En 2002, en guise de programmes, les partis avaient compilé des séries de phrases qui commençaient par “lutter contre” (le chômage, l’analphabétisme…), “réformer” (l’Etat, l’enseignement, l’administration, la justice…), ou encore le classique “promouvoir” (l’investissement, l’emploi, l’artisanat), etc. Des verbes à l’infinitif, voilà l’essence de ce que nos politiciens appellent un programme. Pour aller au bout de leur logique, il eût été judicieux d’ajouter “y a qu’à” avant chacun de ces verbes : “y a qu’à réformer”, “ y a qu’à promouvoir”, etc. En clair, les textes qu’on appelle programmes politiques, dans ce pays, ne sont que des catalogues de vœux pieux. A chaque ligne, on a envie de hurler “mais comment tu vas faire ça, bon Dieu ??!!!”.
En Angleterre, dès qu’un parti passe à l’opposition, il s’empresse de former un “shadow cabinet”, ou gouvernement de l’ombre. Il nomme ainsi un shadow ministre des Finances, un shadow ministre de l’Industrie, etc., jusqu’à reconstituer un gouvernement virtuel complet. Objectif : se tenir au courant, en permanence, de l’évolution chiffrée de chaque secteur. Et ce, dans l’objectif d’élaborer, en permanence là aussi, un programme politique alternatif. Un vrai programme politique, soit une série de buts chiffrés et une série de moyens, non moins chiffrés, pour atteindre ces buts. Dans les démocraties européennes, les débats politiques ne se focalisent pas sur les buts nominaux, puisqu’ils sont – naturellement – les mêmes pour tout le monde (c’est évident : personne n’est contre l’emploi ou l’investissement…). Les débats se focalisent plutôt sur les moyens : “tel parti dit qu’il parviendra à tel but (chiffré et daté) de telle manière (chiffrée et séquencée) ; eh bien nous, nous disons (chiffres à l’appui) que cette manière-là est mauvaise, et voici (chiffres, dates et séquences à l’appui) la manière que nous proposons et pourquoi (comparaison chiffrée et datée à l’appui) elle est meilleure”.
Et au Maroc ? Billevesées et généralités à tous les étages… Enfin, jusqu’à présent. Une année pleine nous sépare des législatives et les partis sont encore en train de “peaufiner” leur programme – disent-ils. On verra bien…
00:02 Publié dans Maroc | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Maroc, Saint Quentin, Supply Chain
mardi, 06 juin 2006
Vivre à l'étranger, pour un Français, le paradis ?
Réaction sur un article apparu dans Economie matin, je vous laisse lire et dites moi, votre point de vue….
Oui, si l'on en croit les résultats du sondage Avenir International réalisé par TNS Sofres selon lequel rien ne vaut l'expatriation : 96 % des Français sont satisfaits de vivre à l'étranger et 50 % sont même partis « pour quitter la France » ! Au total, près de 2,3 millions de Français vivraient hors de l'hexagone [est-ce la même chose pour les Marocains travaillant en France ?], dans l'Union européenne pour la majorité d'entre eux, mais aussi en Amérique latine, au Maghreb en l’occurrence le Maroc... Pourtant, les trois quarts reviennent « au bercail » plus de 2 fois par an, et un tiers plus de 4 fois ! Auraient-ils le mal du pays ? (Non c’est logique, on n’oublie pas d’où on vient, sachant que le billet d’avion est payé par l’entreprise) Contrairement aux idées reçues, travailler à l'étranger n'est pas toujours rose... (Certainement, vivre en France aussi n’est pas toujours rose parfois il est sans couleur) Et n'implique pas forcément de gagner le jackpot : en moyenne, 1 Français sur 3 gagne moins de 35 000 € par an à l'étranger (ça dépend de sa mission et aussi combien ils déclarent au fisc). « Il ne faut pas croire que tous les expatriés vivent comme des nababs... Ils ont certes des salaires supérieurs (c’est toi qui l’a dit) aux locaux et ne paient plus l'impôt sur le revenu, mais ils supportent aussi beaucoup de charges : ils n'ont plus de couverture sociale, l'école n'est souvent pas gratuite... Certains sont même parfois proches du seuil de pauvreté » selon Philippe Noury, directeur du journal trimestriel Vivre à l'étranger, destiné aux expatriés (t’abuses là, seuil de pauvreté, peut être t’as un seuil supérieure aux autres). D'après le sondage TNS Sofres, l'employeur ne prend en charge le plus souvent qu'un quart des frais de logement et seuls 26 % d'entre eux assument les frais de scolarité des enfants d'expatriés, contre 54 % en 2005 ! Un sacré différentiel qu'explique peut-être la réalité du coût de gestion moyen d'un expatrié pour l'entreprise : 10 100 € par an ! Résultat, la plupart des Français expatriés regagneront leur terre natale : seuls 28 % comptent ne jamais revenir. « On oublie aussi parfois les risques sanitaires ou politiques et la barrière de la langue (Oui rare les français qui maîtrise une deuxième langue) ! Il faut arrêter de croire que l'herbe est plus verte ailleurs » s'insurge Philippe Noury. D'autant plus que voir revenir son salarié impose d'autres tracas à l'employeur (pas toujours vrai, car il revient enrichi par une nouvelle expérience). Au fait : 6 millions d'étrangers et de Français d'origine étrangère vivent en France ! Ben pour une simple raison Monsieur Philippe Noury ; ce ne sont pas des raleurs, mais des bosseurs.Alors ?
15:13 Publié dans Saint Quentin 02100 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : saint Quentin
lundi, 15 mai 2006
La Picardie, territoire mal aimé ?
L'hebdomadaire l'Express estime que l'Aisne est le dernier département français "où il fait bon vivre"
Il y a quatre ans, l'Express avait déjà placé en dernière position de sa liste le département de l'Aisne. Chez les habitants du département, les réactions sont partagées, certains estiment avoir une bonne qualité de vie dans le département et relativisent ou critiquent le classement. D'autres pensent qu'il est regrettable mais réaliste.
C'est le cas du maire de Saint-Quentin dans l'Aisne, Pierre André, qui estime que l'Aisne est le parent pauvre de la Picardie et espère bien que dans cette période de préparation des futurs contrats de plan Etat - Région, le préfet de Picardie et le président de la Région vont se démener pour faire en sorte que la Picardie soit mieux lotie.
En fait, le classement de l'Express repose sur quelque 42 indicateurs fournis par l'INSEE et les ministères. Ils concernent l'ensoleillement, la proximité de la mer et de la montagne, mais aussi le chômage, le prix de l'immobilier ou l'équipement hospitalier.
09:42 Publié dans Saint Quentin 02100 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : saint Quentin
samedi, 06 mai 2006
France. Qui a peur des étrangers ?
Sur fond d'enjeux électoraux, Nicolas Sarkozy et Philippe De Villiers flattent l’instinct, sensible en France, de la peur de l'étranger. Loin de la réalité, leurs antiennes témoignent surtout d'une profonde crise d'identité.
À l'approche de grandes échéances ou face à de grandes crises (banlieues etc.), engageant un tant soit peu la question identitaire, la France semble prise de spasmes et de contractions violentes. Un peu comme si elle voulait extirper de son être des corps malades : les étrangers. Cette fois-ci, sur fond d'enjeux électoraux, deux faits ont marqué les esprits. Les récents propos de Nicolas Sarkozy et le livre tapageur de Philippe De Villiers sur l'infiltration islamiste dans les aéroports intitulé Les mosquées de Roissy (Albin Michel), paru mercredi 26 avril.
Nicolas Sarkozy n'a pas son pareil pour créer des polémiques. A Paris, devant les nouveaux adhérents de l'UMP, il a lâché : “S'il y en a que cela gêne d'être en France, qu'ils ne se gênent pas pour quitter un pays qu'ils n'aiment pas”. Le patron du parti majoritaire a fait un tabac et a obtenu l'effet souhaité dans le microcosme politique. Le président de l'UMP défend plus que jamais sa vision d'une immigration “choisie” qu'il présente comme le gage d'une intégration réussie. Cette philosophie sous-tend son projet de loi dont l'examen par le Parlement débute le 2 mai.
Cet argumentaire destiné à amener dans le giron de l'UMP tous les électeurs des partis extrêmes, de droite (FN) et les déçus de gauche (PCF), a ravi toute la droite mais n'a pas manqué de faire bondir la gauche. François Hollande, le Premier secrétaire du Parti socialiste, estime que “la droite essaie d'aller sur des registres qui sont ceux de la peur, de l'affrontement”. Quant au Parti communiste, il s'émeut et s'interroge : “Loin de combattre Jean-Marie Le Pen, Nicolas Sarkozy est prêt à épouser ses idées pour arriver au pouvoir”, et de poursuivre en se demandant si “l'immigré hongrois Sarkozy pourrait encore entrer en France avec un tel ministre de l'Intérieur ?”.
Sarkozy se repositionne
La petite phrase de Sarkozy était calculée. Après avoir plaidé pour le retrait du CPE et poussé au dialogue les syndicats, l'homme a voulu durcir son discours une fois la crise passée. “Sa formule vient à point nommé dans sa tactique, nous confie l'essayiste politique Karim Amellal. Elle lui a été soufflée par ses conseillers qui l'ont exhorté à agir. Lui, déteste jouer à ce jeu”. Peut-être mais pourquoi maintenant ? En fait, Sarkozy a voulu réagir et “surfer” sur la vague des récents sondages qui indiquent une nette résurgence de l'extrême-droite. Un sondage récent (Ifop/Acteurs publics publié le 21 avril) indique qu'un tiers des électeurs pensent que l'extrême-droite enrichit le débat politique. Le calcul est donc peut-être qu'aujourd'hui, la majorité des Français n'est plus au centre. En tout cas sur certains sujets, parmi lesquels l'immigration. Le moment était donc crucial pour Sarkozy : il fallait aller chasser sur les terres lepénistes. “Sarkozy est dans une perspective électorale de rassembleur. Il a voulu se repositionner en personnage de la droite dure”, explique Karim Amellal. Le chef de l'UMP a décidé, pour soigner sa cote, de momentanément troquer ses idées de droit de vote aux étrangers, de discrimination positive et de nomination d'un préfet musulman, contre le thème peu amène de l'immigration sélective.
Les mosquées de Roissy
Dans ce climat de surenchère électorale, Philippe de Villiers publie un ouvrage intitulé Les Mosquées de Roissy, dans lequel il affirme que des islamistes ont infiltré les différents services des grands aéroports et menacent la sécurité du transport aérien. Le président du Mouvement pour la France (MPF), candidat à la présidentielle de 2007, assure que les rapports et les notes des renseignements généraux (RG) sur lesquels il s'appuie sont “absolument authentiques”. Dans ce livre-enquête, conçu dans le plus grand secret, le chef de file souverainiste poursuit sa croisade contre l'islamisation de la France avec, cette fois, pour enjeu, “le prosélytisme sur le lieu de travail”, et notamment à Roissy. Une note des RG de janvier 2006, publiée en annexe, souligne qu'au sein de certaines sociétés de bagagistes de l'aéroport, comme l'entreprise CBS, les employés sont “majoritairement musulmans” et “organisés sur des bases ethniques et religieuses, de type mafieux”.
Le livre a été critiqué à gauche comme à droite, même par le FN que souhaite au fond concurrencer De Villiers. Au PS, Jean-Marc Ayrault a accusé le président du MPF d'exprimer “une pensée de guerre civile”. Les RG sont aussi montés au créneau. Le directeur central, Pascal Mailhos, dit ne pas reconnaître la “paternité” des informations et souligne “plusieurs incohérences flagrantes, sur le fond et sur la forme” : notamment l'absence d'en-tête, des propos qui ne correspondent pas au langage de ses services ou des inexactitudes, comme la mention du PKK turc, alors que l'organisation est kurde. Le syndicat Sud-Aérien qualifie de “thèses délirantes”, Dalil Boubakeur, recteur de la grande Mosquée de Paris, demande “la vérité sur cette affaire”. Enfin, le magazine Liaisons sociales, dont se serait inspiré De Villiers, a protesté contre l'instrumentalisation de l'un de ses dossiers. Fier de son coup médiatique, De Villiers a ironisé sur la visite, jeudi dernier, de Nicolas Sarkozy à Roissy, en parlant de “visite coupe-feu”, en ajoutant que son livre “gênait” le gouvernement français.
Les enjeux de mémoire
À droite, historiquement, la question identitaire, à travers l'immigration et l'islamisation, a, depuis les années 1980, été brandie dans les élections comme un épouvantail car elle a un impact électoral immédiat.
A gauche, en revanche, ces sujets sont tabous. Dans Libération, le 30 novembre 2005, deux historiens américains, Andrew Diamond et Jonathan Magidoff notent judicieusement que “paralysée par la peur du communautarisme à l'américaine, la gauche française oblitère systématiquement la dimension raciale des inégalités sociales et a fortiori leur dimension politique et culturelle”. A gauche, c'est silence radio.
La vraie question au fond n'est-elle pas : que signifie aujourd'hui être français ? On dirait que cette question est devenue maudite, un nœud de questions taboues auxquelles nul n'ose répondre. La droite répond par la peur du déclin. Alors elle s'arc-boute, s'accroche à la culture nationale et renvoie l'image d'un pays originel, pur et français. Mais la France a peur de disparaître, d'être engloutie par un magma informe, par une Europe qui l'avalerait puis par la mondialisation qui verrait triompher les valeurs du multiculturalisme. La France traverse une grave crise d'identité. A un an de l'élection présidentielle, nul doute : le débat prend une dimension historiquement inédite.
19:11 Publié dans Saint Quentin 02100 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : saint Quentin
samedi, 18 février 2006
Le Palais Fervaques de Saint Quentin 02100
La pose de la première pierre du Palais Fervaques fut faite par le président Félix Faure, le 7 juin 1897. Œuvre de l'architecte Malgras, le Palais Fervaques fut achevé en 1901. Edifice imposant : 8.200 mètres carrés de façades, 85 mètres de long, 49 de large, 25 de haut.
Les pierres des frontons ne seront sculptées que de 1906 à 1911, en raison des difficultés de financement.
A la fois palais de justice, centre administratif et lieu d'accueil de la municipalité, il possède un escalier monumental, des balustrades et des frontons, ornés de figures allégoriques et de guirlandes, qui témoignent du goût du faste de la IIIème République.
La bourse du travail, fondée en 1891, fut ensuite aménagée dans le nouveau Palais Fervaques, elle fut inaugurée le 1 mai 1901, outre les portraits des grands hommes, on pouvait voir aux murs les blasons des corps de métiers.
Une rénovation récente à couvert de mosaïques le sol de sa salle d'honneur.
En mars 1998, il fut procédé à la rénovation totale des façades du Palais Fervaques.
20:10 Publié dans Saint Quentin 02100 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : saint Quentin
samedi, 14 janvier 2006
Théâtre de Saint Quentin 02100
En 1774, construction du premier théâtre, il pouvait recevoir 600 personnes.
L'entrée se trouvait alors rue de la Comédie et la sortie au n° 33 de la Grand'Place, entre l'Hôtel de l'Ange et l'Hôtel du Cornet d'Or.
Cette salle fut démolie en 1842, ainsi que les Hôtels de l'Ange, du Cornet d'Or et des Trois Poissons.

Le théâtre actuel occupe l'emplacement de l'Hôtel de l'Ange ou maison de l'ange, curieux spécimen de l'architecture bourgeoise au XVIème siècle.
La façade était en bois ouvragé entremêlé de briques. Elle a été déplacée, vers 1841 par M. le duc de Vicence, à Caulaincourt pour la sauver de la destruction.
La maison de l'ange fut construite en 1598 par Jean Heuzet, marchand et Mayeur de la ville de Saint-Quentin en 1606, 1613 et 1617.
Le théâtre actuel a été construit en 1842, d'après les plans de M. GUY, architecte à Caen.
En 1994, le Théâtre a fêté ses 150 ans, il porte actuellement le nom de Jean Vilar.
15:35 Publié dans Saint Quentin 02100 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : saint Quentin


