mardi, 30 mai 2006
Un milliard de joint
Je ne fume pas, mais je trouve cet édito génial de Ahmed Benshemsi du magasine tel quel.
Pour moi c’est une Nième preuve du n’importe quoi gouvernemental marocain et même français sur la question de l’interdiction de fumé des joints, je vous laisse lire, c’est par là : http://www.telquel-online.com/227/edito_227.shtml
Bravo à Monsieur Benshemsi de ce raisonnement simple et logique.
NB : rassures toi maman je ne fume pas.
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mercredi, 24 mai 2006
Tsunami de RUMEUR
La rumeur est un danger public.
Elle se propage comme une gangrène et enfle démusérement jusqu'à tuer tout bon sens chez l'être humain. Depuis quelque temps, on entend des choses bizarres sur la fin de je ne sais quoi au Maroc. Le bruit a commencé le jour du défilé militaire à Rabat et Agadir et s'est amplifié avec la commémoration du 16 mai et les avertissements adressés par les services de sécurité étrangers au Maroc sur des sérieuses menaces d'attentats. Chacun y a rajouté son grain de sel (Un grand grain alors).
On a trés vite fait le lien avec la fameuse Vision d'Al Adl Wal Ihssane sur l'instauration de la khilafa au Maroc (qui ne se produira jamais, vive le Roi)
Maintenant, une grosse rumeur a le vent en poupe:
Un tsunami qui frapperait le Maroc le 25 mai
Ca chauffe, ça crépite à la bourse des rumeurs. Mais c'est quoi ça me diriez-vous?
Et ben:
Cette rumeur, montre: comme celle sur la pénurie du sel au Maroc; qu'il un écart entre le peuple et le gouvernement qui a tardé comme d'habitude à démentir cette rumeur et rassuré les citoyens.
Une nouvelle preuve d'une mauvaise communication du gouvernement.
Y'a aussi: le peuple marocain (ou pour ne pas géneraliser ceux et celles qui ont cru à cette rumeur) démontre qu'il peut tout croire donc facile à manipuler, ce qui est pour moi un DANGER.
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jeudi, 27 avril 2006
Russie Maroc ça bouge...
L'un des cinq premiers groupes russes a décidé d'investir massivement au Maroc. Le mastodonte financier, IFC Métropole, sponsor des Chœurs de l'Armée Rouge au Maroc vient d'annoncer ses premiers investissements locaux.
Le premier projet est touristique. Le complexe touristique, situé sur 240 hectares à Marrakech – Tamsloht -, nécessitera la coquette somme de 150 millions de dollars US.
Dans l'industrie, l'Office chérifien des phosphates (OCP) et la compagnie russe œuvrent pour la création d'une unité de production d'engrais basée sur la technologie russe et permettant d'augmenter les rendements. Le coût global de l'usine est estimé à 60 millions de dollars US.
Toujours avec l'Office chérifien, la création d'une unité de production d'ammonium, est prévue mais, cette fois-ci, en Russie. Le montant global de l'investissement est évalué entre 200 et 300 millions de dollars US. «L'OCP, qui importera moins cher le produit, sera plus compétitive sur le marché international», explique Alexandre Udaltsov, président du conseil des directeurs de la compagnie IFC Métropole.
Et pour accompagner les échanges commerciaux, l'idée de créer une ligne aérienne reliant directement Casablanca et Moscou est en cours de discussion. Bref, les opportunités sont réelles. Le Maroc est le premier partenaire commercial de la Russie en Afrique. Le volume des échanges s'établit actuellement à 1 milliard de dollars par an.
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vendredi, 21 avril 2006
Zakaria Boualem découvre la Tunisie… et plus le temps passe, plus il aime son pays le MAROC.
En une semaine de Tunisie intensive, Zakaria Boualem est passé par plusieurs phases que l’on peut sans la moindre hésitation schématiser
comme suit :
Phase 1 : le ravissement
Ca n’a pas duré très longtemps mais il est incontestable qu’en se promenant dans la ville de Tunis, notre homme a été frappé de constater un certain nombre d’éléments qui font la publicité du “modèle tunisien”. En vrac, les rues sont plus propres, plus mixtes aussi, les voitures sont plus neuves, les mendiants plus discrets, les dragueurs aussi. Les grands taxis tunisiens sont des minibus, ne s’arrêtent qu’aux stations, affichent leur prix et paient l’autoroute. Il faudrait être de mauvaise foi pour le nier : le Tunisien de la rue, globalement, a l’aird’avoir moins de problèmes que son homologue marocain pour achever de payer son crédit “haouli 2001”, surtout depuis qu’il s’est cumulé avec son frère jumeau “haouli 2002” et toute sa descendance (dont je vous laisse deviner les petits noms).
Phase 2 : le malaise
Comment vous expliquer ? ça commence avec des petits détails. Un taximan désagréable, puis deux, puis tous. Le réceptionniste de l’hôtel qui désire savoir exactement ce que vous êtes venu faire en Tunisie. Cette équipe de moustachus costumés qui, dans le hall, vous dévisagent lourdement. Ce type qui surveille l’ascenseur sans jamais répondre aux “bonjour” des clients. Cette impression très nette que non seulement on vous surveille, mais qu’en plus on veut que vous en soyez conscients. Cette morosité généralisée. Cette presse unanime, monolithique, qui continue encore de refuser de relayer la moindre mauvaise nouvelle si elle concerne un service public… Si Le Matin du Sahara était tunisien, il serait sans doute considéré comme dangereusement subversif, presque punk en fait. Cette difficulté à rencontrer une identité tunisienne véritable. De la musique tunisienne ? Une cuisine locale ? Des vêtements traditionnels ? Rare, très rare… Zakaria Boualem a l’impression de se balader dans un pays maghrébin de contrefaçon.
Phase 3 : l’amour du pays
Plus le temps passe, plus Zakaria Boualem aime son pays. Coincé dans un hôtel furieusement années 80 pompeusement qualifié de 5 étoiles, il déprime en Tunisie. Oui, il y a un bien-être social mais naaaaaaaari, ça donne vraiment pas envie. Ce qui lui semble insupportable, c’est cette théorie qui explique que le bien-être social est justement dû à l’aspect sécuritaire du système. Que tant qu’on bouffe correctement, il faut s’estimer heureux et ne pas trop l’ouvrir. C’est une théorie largement partagée, surtout chez ceux qui n’habitent pas en Tunisie. Pour Zakaria Boualem, le droit d’ouvrir sa gueule est unique et indivisible : il peut être exercé pour manger ou pour grogner après le système. C’est un même bloc. Dans l’avion du retour, Zakaria Boualem se dit qu’il aura bien du mal à convaincre ses potes que le Maroc, côté démocratie, est en avance sur au moins un pays dans le monde. Habitué à gémir, à revendiquer, il n’aurait jamais pensé en arriver à une situation aussi surprenante que celle d’attendre avec impatience de se retrouver… face à un douanier marocain.
Zakaria Boualem est un Journaliste de la revue TELQUEL Maroc.
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samedi, 18 février 2006
Histoire. Dans l'intimité du Sultan

Moulay Abdelaziz, jeune sultan imberbe décrié pour son oisiveté, était en fait aussi passionné de modernité qu'indifférent aux choses de l'état. Ainsi le dépeint, en 1905, son photographe et confident Gabriel Veyre, dans une biographie intimiste non dénuée d'humour.
Pharmacien de formation, opérateur des Frères Lumière, Gabriel Veyre a déjà parcouru le monde quand il arrive au Maroc, en 1901. Sa mission: initier le jeune sultan Moulay Abdelaziz à la trichromie, technique pionnière de photographie couleur. Mais aussi aux dernières
inventions européennes. Traumatisé par la perte de sa femme, morte en couches en 1902, Gabriel Veyre s'installe dans le royaume, devenu précepteur artistique du Sultan. Pendant sept ans, il ne le quittera pas, écrivant d'une plume légère son intimité, ses caprices comme ses doutes.
Amoureux du pays, de sa lumière et de ses peuples, l'”ingénieur de Sa Majesté Chérifienne” y peint un portrait unique du Maroc du début 20ème siècle, incluant les tout premiers films du royaume. Mais la palette de ce fascinant personnage s'étend bien au-delà de l'image. De 1908 à 1934, installé à Casablanca, il crée des usines, installe une station T.S.F, électrifie le palais de Casablanca, importe les toutes premières voitures Ford du pays. Mort en 1936 à Casa et enterré au cimetière européen, son épitaphe le décrit comme “premier pionnier de la civilisation française au Maroc”. Il était surtout un passionné de sa terre d'accueil, rappelle son arrière-petit-fils, Philippe Jacquier, co-auteur d'un ouvrage mémoire sur son aïeul. “Lorsqu'il crée un ferme pilote d'autruches, ce n'est pas par fantaisie. Il espère aider à relever l'économie marocaine, à l'époque où la plume d'autruche est en vogue en Europe”. à Casablanca, la “rue du Docteur Veyre” rend toujours hommage à ce Lawrence d'Arabie culturel du royaume, curieusement méconnu.
Extraits.
La mission
“En ces temps bienheureux, une préoccupation, à la cour marocaine, primait sur toutes les autres : amuser le sultan coûte que coûte . Ce but dominait, résumait toute la politique de l'omnipotent ministre de la Guerre, Si Mehdi el Menebhy, qui, depuis la mort du vieux grand vizir Ba Hmed, avait pris sur Abdelaziz le plus complet ascendant et qui était alors à l'apogée de son étonnante fortune”.
Le sultan
“On m'introduisit dans la cour où le Sultan donnait des audiences, et qui, recouverte en partie d'une tente bariolée, servait entre temps de salle de billard. (…) Il avait alors vingt ans à peine. Grand, bien proportionné, imberbe encore, le teint clair, les yeux noirs, le regard puéril et très doux, il me produisit l'effet d'un bon grand enfant curieux”.
L'ennui
“Le Sultan possède toute une ménagerie, (…) quatre tigres, six lions, quatre panthères, des zèbres, des buffles, un boa, quelques singes. (…) Le jour où Menebhy fit pour la première fois au sultan les honneurs de la collection qu'il rapportait, il eut l'idée, espérant amuser son maître, de faire jeter dans la cage des tigres un sanglier vivant. La victime ne fit pas même un geste de défense et se coucha pantelante sous les griffes et les dents qui commencèrent à la déchiqueter avec furie. Le Sultan regardait. 'Meskine !'”
La Cour des Amusements
“à l'époque où j'arrivais à Marrakech, il eut passé ses journées sur une bécane. La Cour des Amusements était transformée en une piste tout à fait extraordinaire, agrémentée d'obstacles, où nous nous livrions aux steeples les plus fous (…). à toutes ces acrobaties, le sultan était prodigieusement adroit, sans flatterie, le plus adroit de nous tous. Au début, ses longs vêtements, sa djellaba, le gênaient bien un peu, et nous lui avions proposé, pour plus de commodité, de monter une bicyclette de femme, mais quand il sut que c'était une machine spécialement construite pour le sexe faible, il s'insurgea orgueilleusement”.
Le harem
“La photographie ordinaire, déjà pourtant bien compliquée et féconde en ressources, ne lui suffit pas et, quand il entendit parler de la photographie en couleurs, il désira s'y exercer aussi. Je lui enseignai le procédé aux trois couleurs et, quand il en fut maître, il passa de longues journées, enfermé dans son harem, à photographier ses femmes. Car, au fond, c'était bien là son ambition que de fixer leurs traits. Il les fit se parer de leurs atours les plus voyants. (…) disposa autour d'elles, sur la table drapée de violentes étoffes, des fleurs artificielles, baroques, criardes (…) Il obtint souvent de très jolis clichés”.
Le fou
“Mouley Abdelaziz, moins taciturne que Philippe II, a son fou. Peut-être est-ce le seul des souverains du temps présent qui ait près de lui cet accessoire de drame romantique. (…) Ne vous représentez point, toutefois, Si Ali Blot sous les espèces d'un nain cagneux, difforme, effronté et autorisé à toutes les audaces. Il a la figure joviale, le teint basané, et la fantaisie du sultan l'affuble quelquefois de défroques assez hétéroclites. (…) Le sultan, tout d'abord, le débaptisa, si je puis dire, et le dénomma Foukache. (…) il fit parfois à son fou quelques plaisanteries assez rudes : ainsi ce jour où, le voyant juché sur un tricycle à pétrole, dont il ignorait absolument le fonctionnement (…) il mit la machine en mouvement et, au risque de briser, au bout de la course, l'homme et l'engin, il les envoya tous deux piquer droit dans le mur…”
La descendance
“Non, Mouley Abdelaziz n'a pas d'héritier, je pense. Et il n'en désire pas. Il jette sur l'avenir un œil assez mélancolique, et les soucis qu'il connaît, il paraît peu envieux de les léguer à son fils. Il a conscience que le Maroc court vers des destins nouveaux, qui l'inquiètent. Il sent qu'il en aura été le dernier vrai souverain. Recueille qui voudra ce fantôme de pouvoir qu'il laissera après lui ! Mieux vaut que ce ne soit pas un enfant de sa chair”.
Les femmes
“Ce n'est pas un sensuel, tant s'en faut. Il n'a autant de femmes, sans doute, que parce que cela aussi fait partie de ses devoirs souverains, de son rôle. Et puis, elles lui sont un excellent public, à qui montrer ses petits talents. (…) Elles montent à bicyclette, et Abdelaziz les a cinématographiées se livrant à cet exercice. Elles sont chauffeuses, et le sultan lui-même leur a appris à conduire d'abord les tricycles à pétrole, puis l'automobile. Ah ! Si les vieilles sultanes aperçoivent de loin ces divertissements, quelle ne doit pas être leur surprise, leur indignation !”
L'argent
“Abdelaziz n'est pas riche, et si je dis ici ses embarras d'argent, c'est qu'on a fait autour assez de bruit. (…) Certes, tout autre que lui, à sa place, ne serait pas en peine de se procurer tout l'or dont il peut avoir besoin. Emprisonner quelques sujets de marque et confisquer leurs biens, faire disparaître un vizir : on aurait bien vite une quinzaine de millions - car, si le sultan est pauvre, les vizirs ne sont pas à plaindre. - Bah ! reprenait-il, bonhomme, en souriant, si je mets à la porte mes ministres qui sont déjà riches et que j'en prenne d'autres plus pauvres, il faudra qu'ils volent davantage pour s'enrichir à leur tour. (…) Aussi, quelle danse d'écus ! Un fournisseur présente une note au ministre des Finances, maître sans contrôle (…) - 'C'est le prix net ? demande le vizir. - Absolument net. - Combien veux-tu de bénéfice ? - Dix pour cent. Et toi ? - Je prendrai quarante. - Ton frère ?' (…) Vous voyez un peu comment on peut arriver à faire payer au Trésor chérifien cent cinquante mille francs une fourniture qui en vaut le tiers”.
Sources :
• Dans l'intimité du Sultan, 1905, Librairie universelle, Paris.
• Le Maroc de Gabriel Veyre 1901-1936, Farid Abdelhouahab, Philippe Jacquier, Marion Pranal, 2005, Kubik éditions, Paris.
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vendredi, 10 février 2006
Caricatures : une provocation ...
Aujourd'hui, en Europe, on retrouve une véritable communauté de Musulmans mais aussi une civilisation musulmane condamnée à se confronter à la civilisation occidentale.
Il est intéressant de lire dans le grand quotidien israélien, Haaretz, une analyse signée, Itshac Laor, et intitulée «Caricature d'une société tolérante». L'analyste se demande, comment expliquer, malgré le conflit sanglant, qu'aucun Israélien n'a, jamais, publié de caricature aussi offensante contre la religion musulmane?
L'analyste décèle, actuellement, «une nouvelle manifestation du racisme en Europe», à partir du Danemark, de la Norvège, puis de la France. Pour clarifier l'émotion autour de la publication des caricatures anti-musulmanes au Danemark, Itshac Laor constate une déviation du débat vers la « liberté de la presse », qui ne fait qu'ajouter «le péché à une erreur ». II serait difficile, en effet, de prétendre que la presse européenne est pro-musulmane. Et, encore moins, depuis la révolution iranienne... On ne peut ignorer la vexation qui active le contexte: la caricature est loin d'être le début de la volonté, persistante, des Européens, de vexer les Musulmans qui habitent l'Europe occidentale. Cette ambiance n'est pas nouvelle, elle est cultivée sous une «rhétorique du multiculturalisme», voire de civilisation éclairée.
Un exemple de ce cynisme est celui de la lutte contre l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne. Il prouve la fidélité des Européens à leur «homogénéité», à leur «pureté». Le lien direct avec les caricatures n'est pas une guerre de civilisation, malgré un effort délibéré, pour beaucoup, de nourrir une telle guerre. La publication des caricatures a, certainement, ouvert une crise entre le Danemark et les pays musulmans. Elle représente, surtout, un maillon de l'expression de l'hostilité contre des millions de Musulmans qui vivent en Europe : ceux qui y sont nés, en majorité. Ceux qui y ont étudié et parlent la langue du pays où ils vivent. Peut-on nier, qu'aujourd'hui, il est difficile d'être un Musulman barbu, une femme musulmane la tête couverte et portant une longue robe? Peut-on oublier qu'en France ou en Allemagne, on chercherait l'expulsion de dizaine de milliers de Musulmans? En Europe, il apparaît même que les néo-nazis ne sont plus les seuls porte-parole d'un certain racisme... Certes, quelques journalistes engagés, juifs ou israéliens, se sont peut-être réjouis de cette tension contre les Musulmans. Mais ils ont très vite constaté que d'être «bronzé» en Europe, concernait aussi bien, les Musulmans que les Juifs porteurs d'une barbe et d'une kipa!
Personne ne doit oublier, 1’«antique malédiction» qui a fait croire que les Juifs pouvaient se considérer comme «totalement» intégrés dans l'Occident : la mémoire est permanente, vivante dans le malheur. Aussi, l'analyste Itshac Laor, dans Haaretz, pose la question: « Comment aurions-nous réagi, si un journal danois (ou autre), avait publié une caricature vexante de Moise le Prophète Moshé) ». Qu'importe, une telle question ne peut être que le reflet d'une insulte.
Car, dans l'Europe d'aujourd'hui comme d'hier, on ne peut imaginer une caricature qui serait « antisémite », pour compenser la haine contre les Musulmans. En Italie, au Danemark, en Hollande, en Allemagne (et peut-être, plus ou moins, en France ou en Angleterre) on ne cesse de parler d'une incompatibilité de l'Islam avec l'Europe.
Déjà, dans l'Europe chrétienne, on ne pouvait trouver de mosquées, voire une réelle communauté religieuse musulmane. Aujourd'hui, dans chaque pays européen, on retrouve une véritable communauté de Musulmans, des mosquées, mais, aussi, une civilisation musulmane qui est condamnée à se confronter à la civilisation occidentale. Celle qui se veut, partout, supérieure à toutes les autres. C'est probablement, pourquoi, dans une opération politique contre le terrorisme, on va jusqu'à la confondre avec une opération «religieuse». On aurait compris une caricature représentant, aux fins d'une critique politique, un Rabbin, un Curé ou un Imam, avec en complément un Bouddah (rabougri). Mais la caricature met, aujourd'hui, directement en cause l'Islam, en allant jusqu'à blasphémer, à travers un symbole de «Mahomet, le Messager de Dieu », l'ensemble des Musulmans du monde. Il y a une évidence, pour certains, d'un retour « naturel» vers des arguments qui entendent proclamer la civilisation occidentale ancienne: celle de la pureté culturelle chrétienne de l'Europe. Des minorités religieuses, d'autrefois, ont subi cette ambiance et cette «pureté». Aujourd'hui elle s'est transformée, pour d'autres, en haine de la religion, -en général en profitant de la notion de «laïcité»-, dans une confusion avec le «mépris de 1 'Orient ». C'est l'explication, peut-être de l'erreur du mélange d'une «caricature» d'hostilité politique avec une «image» d'un symbole d'une religion, dans sa globalité: par l'ignorance, par manque de culture, par absurdité réelle. Et ce que l'on constate, simplement, par la bêtise de son excès et de sa provocation...
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dimanche, 05 février 2006
La logistique et les entreprises Marocaines
La logistique doit permettre aux entreprises marocaines d’améliorer leur compétitivité. Les autorités sont d’ailleurs parfaitement conscientes de ces enjeux. C’est sans doute pourquoi elles se sont investies dans les projets comme le port Tanger-Méditerranée ou d’autoroutes.
Les défis à relever... pour une grande compétitivitée et à exploiter pour une meilleure Gestion...
1. Contraintes et défis globaux :
Vide institutionnel concernant la logistique et la gestion des chaînes d’approvisionnement,
Contractualisation nécessaire des relations entreprises/administration des douanes,
Présence limitée de fournisseurs tiers de services logistiques,
Utilisation limitée de l’EDI,
Déploiement faible des outils informatiques tout au long des chaînes,
Développement nécessaire de plates-formes logistiques,
2. Contraintes spécifiques au transport
Ratio qualité/prix du transport interne est faible,
Coût élevé de la traversée Tanger-Algéciras,
Coût du passage portuaire au Maroc,
3. Contraintes en amont des chaînes logistiques
Accès difficile à certains intrants ou matières premières,
Capacité limitée de contractualisation avec les fournisseurs d’intrants,
Gestion parfois difficile des régimes d’importation des intrants,
Manque de fluidité dans les transactions financières (notamment à cause des autorisations nécessaires de la part de l’Office des changes),
4. Contraintes en aval des chaînes logistiques
Normes imposées par les consommateurs,
Visibilité limitée des besoins des consommateurs,
Préservation de l’intégrité du produit tout au long de la chaîne,
5. Contraintes liées aux procédures et à la structure interne des entreprises
Manque d’intégration de toutes les fonctions de l’entreprise,
Délai dans la mise en œuvre de mesure facilitant la chaîne d’approvisionnement,
Manque de ressources techniques spécialisées dans le domaine de la chaîne d’approvisionnement.
Le Maroc bénéficie donc d’une position avantageuse liée à sa situation géographique. Néanmoins, il reste encore beaucoup d’efforts à accomplir en terme de logistique pour les entreprises marocaines afin d’être compétitives sur le marché international.
Vous savez ce qu'ils vous restent à faire.... euh me contacter
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mercredi, 28 décembre 2005
L'histoire du peuple gnawa

Les Gnawa du Maroc sont les descendants des esclaves, ils ont été amenés au Maroc en tant qu'esclaves noirs déportés des pays de l'Afrique occidentale subsaharienne (Mauritanie, Sénégal, Mali, Niger, Guinée). Leur saint patron est Sidi Bilai, c'est le premier esclave qui fut libéré par le prophète Mahomet pour devenir le premier muezzin (celui qui fait l'appel à la prière) de l'Islam. Ils se sont ensuite métissés à la population locale et se sont formés en confrérie pour créer un culte original mélangeant des apports africains et arabo-berbères.
On dit des Gnawa qu'ils sont "africains par la sève et maghrébins par la greffe". Les Gnawa pratiquent un rite de possession appelé derdeba et qui se déroule la nuit (lila) d'où son appellation de lila de derdeba. Ce rite rassemble les chefs de culte et les adeptes l:1ui vont s'adonner à la pratique des danses de possession et à la transe. Et voici un échantillon de la Musique Gnawa de nos jours mixé par les plus grands DJ du Monde.
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