mardi, 13 juin 2006
Assez de ce faux fonds de commerce
Les partisans UMP de Saint –Quentin organisent un débat interne sur l’immigration, étant issu de l’immigration, j’invite toutes personnes ouvertes au dialogue et au monde de demain, de venir y participer, à savoir que l’immigration n’est pas un poison mais une chance pour la France.
Ce débat interne sur l’immigration est organisé par le délégué de la 2e circonscription.
Pour cela confirmez votre venu (pareil que moi) par mail au : jeunespop02@yahoo.fr ; si vous estimez qu’il est temps que le dossier de l’immigration cesse d’être un fond de commerce à chaque élection présidentiel.
08:40 Publié dans Saint Quentin 02100 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SAINT QUENTIN 02100
mardi, 06 juin 2006
Vivre à l'étranger, pour un Français, le paradis ?
Réaction sur un article apparu dans Economie matin, je vous laisse lire et dites moi, votre point de vue….
Oui, si l'on en croit les résultats du sondage Avenir International réalisé par TNS Sofres selon lequel rien ne vaut l'expatriation : 96 % des Français sont satisfaits de vivre à l'étranger et 50 % sont même partis « pour quitter la France » ! Au total, près de 2,3 millions de Français vivraient hors de l'hexagone [est-ce la même chose pour les Marocains travaillant en France ?], dans l'Union européenne pour la majorité d'entre eux, mais aussi en Amérique latine, au Maghreb en l’occurrence le Maroc... Pourtant, les trois quarts reviennent « au bercail » plus de 2 fois par an, et un tiers plus de 4 fois ! Auraient-ils le mal du pays ? (Non c’est logique, on n’oublie pas d’où on vient, sachant que le billet d’avion est payé par l’entreprise) Contrairement aux idées reçues, travailler à l'étranger n'est pas toujours rose... (Certainement, vivre en France aussi n’est pas toujours rose parfois il est sans couleur) Et n'implique pas forcément de gagner le jackpot : en moyenne, 1 Français sur 3 gagne moins de 35 000 € par an à l'étranger (ça dépend de sa mission et aussi combien ils déclarent au fisc). « Il ne faut pas croire que tous les expatriés vivent comme des nababs... Ils ont certes des salaires supérieurs (c’est toi qui l’a dit) aux locaux et ne paient plus l'impôt sur le revenu, mais ils supportent aussi beaucoup de charges : ils n'ont plus de couverture sociale, l'école n'est souvent pas gratuite... Certains sont même parfois proches du seuil de pauvreté » selon Philippe Noury, directeur du journal trimestriel Vivre à l'étranger, destiné aux expatriés (t’abuses là, seuil de pauvreté, peut être t’as un seuil supérieure aux autres). D'après le sondage TNS Sofres, l'employeur ne prend en charge le plus souvent qu'un quart des frais de logement et seuls 26 % d'entre eux assument les frais de scolarité des enfants d'expatriés, contre 54 % en 2005 ! Un sacré différentiel qu'explique peut-être la réalité du coût de gestion moyen d'un expatrié pour l'entreprise : 10 100 € par an ! Résultat, la plupart des Français expatriés regagneront leur terre natale : seuls 28 % comptent ne jamais revenir. « On oublie aussi parfois les risques sanitaires ou politiques et la barrière de la langue (Oui rare les français qui maîtrise une deuxième langue) ! Il faut arrêter de croire que l'herbe est plus verte ailleurs » s'insurge Philippe Noury. D'autant plus que voir revenir son salarié impose d'autres tracas à l'employeur (pas toujours vrai, car il revient enrichi par une nouvelle expérience). Au fait : 6 millions d'étrangers et de Français d'origine étrangère vivent en France ! Ben pour une simple raison Monsieur Philippe Noury ; ce ne sont pas des raleurs, mais des bosseurs.Alors ?
15:13 Publié dans Saint Quentin 02100 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : saint Quentin
lundi, 15 mai 2006
La Picardie, territoire mal aimé ?
L'hebdomadaire l'Express estime que l'Aisne est le dernier département français "où il fait bon vivre"
Il y a quatre ans, l'Express avait déjà placé en dernière position de sa liste le département de l'Aisne. Chez les habitants du département, les réactions sont partagées, certains estiment avoir une bonne qualité de vie dans le département et relativisent ou critiquent le classement. D'autres pensent qu'il est regrettable mais réaliste.
C'est le cas du maire de Saint-Quentin dans l'Aisne, Pierre André, qui estime que l'Aisne est le parent pauvre de la Picardie et espère bien que dans cette période de préparation des futurs contrats de plan Etat - Région, le préfet de Picardie et le président de la Région vont se démener pour faire en sorte que la Picardie soit mieux lotie.
En fait, le classement de l'Express repose sur quelque 42 indicateurs fournis par l'INSEE et les ministères. Ils concernent l'ensoleillement, la proximité de la mer et de la montagne, mais aussi le chômage, le prix de l'immobilier ou l'équipement hospitalier.
09:42 Publié dans Saint Quentin 02100 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : saint Quentin
samedi, 06 mai 2006
France. Qui a peur des étrangers ?
Sur fond d'enjeux électoraux, Nicolas Sarkozy et Philippe De Villiers flattent l’instinct, sensible en France, de la peur de l'étranger. Loin de la réalité, leurs antiennes témoignent surtout d'une profonde crise d'identité.
À l'approche de grandes échéances ou face à de grandes crises (banlieues etc.), engageant un tant soit peu la question identitaire, la France semble prise de spasmes et de contractions violentes. Un peu comme si elle voulait extirper de son être des corps malades : les étrangers. Cette fois-ci, sur fond d'enjeux électoraux, deux faits ont marqué les esprits. Les récents propos de Nicolas Sarkozy et le livre tapageur de Philippe De Villiers sur l'infiltration islamiste dans les aéroports intitulé Les mosquées de Roissy (Albin Michel), paru mercredi 26 avril.
Nicolas Sarkozy n'a pas son pareil pour créer des polémiques. A Paris, devant les nouveaux adhérents de l'UMP, il a lâché : “S'il y en a que cela gêne d'être en France, qu'ils ne se gênent pas pour quitter un pays qu'ils n'aiment pas”. Le patron du parti majoritaire a fait un tabac et a obtenu l'effet souhaité dans le microcosme politique. Le président de l'UMP défend plus que jamais sa vision d'une immigration “choisie” qu'il présente comme le gage d'une intégration réussie. Cette philosophie sous-tend son projet de loi dont l'examen par le Parlement débute le 2 mai.
Cet argumentaire destiné à amener dans le giron de l'UMP tous les électeurs des partis extrêmes, de droite (FN) et les déçus de gauche (PCF), a ravi toute la droite mais n'a pas manqué de faire bondir la gauche. François Hollande, le Premier secrétaire du Parti socialiste, estime que “la droite essaie d'aller sur des registres qui sont ceux de la peur, de l'affrontement”. Quant au Parti communiste, il s'émeut et s'interroge : “Loin de combattre Jean-Marie Le Pen, Nicolas Sarkozy est prêt à épouser ses idées pour arriver au pouvoir”, et de poursuivre en se demandant si “l'immigré hongrois Sarkozy pourrait encore entrer en France avec un tel ministre de l'Intérieur ?”.
Sarkozy se repositionne
La petite phrase de Sarkozy était calculée. Après avoir plaidé pour le retrait du CPE et poussé au dialogue les syndicats, l'homme a voulu durcir son discours une fois la crise passée. “Sa formule vient à point nommé dans sa tactique, nous confie l'essayiste politique Karim Amellal. Elle lui a été soufflée par ses conseillers qui l'ont exhorté à agir. Lui, déteste jouer à ce jeu”. Peut-être mais pourquoi maintenant ? En fait, Sarkozy a voulu réagir et “surfer” sur la vague des récents sondages qui indiquent une nette résurgence de l'extrême-droite. Un sondage récent (Ifop/Acteurs publics publié le 21 avril) indique qu'un tiers des électeurs pensent que l'extrême-droite enrichit le débat politique. Le calcul est donc peut-être qu'aujourd'hui, la majorité des Français n'est plus au centre. En tout cas sur certains sujets, parmi lesquels l'immigration. Le moment était donc crucial pour Sarkozy : il fallait aller chasser sur les terres lepénistes. “Sarkozy est dans une perspective électorale de rassembleur. Il a voulu se repositionner en personnage de la droite dure”, explique Karim Amellal. Le chef de l'UMP a décidé, pour soigner sa cote, de momentanément troquer ses idées de droit de vote aux étrangers, de discrimination positive et de nomination d'un préfet musulman, contre le thème peu amène de l'immigration sélective.
Les mosquées de Roissy
Dans ce climat de surenchère électorale, Philippe de Villiers publie un ouvrage intitulé Les Mosquées de Roissy, dans lequel il affirme que des islamistes ont infiltré les différents services des grands aéroports et menacent la sécurité du transport aérien. Le président du Mouvement pour la France (MPF), candidat à la présidentielle de 2007, assure que les rapports et les notes des renseignements généraux (RG) sur lesquels il s'appuie sont “absolument authentiques”. Dans ce livre-enquête, conçu dans le plus grand secret, le chef de file souverainiste poursuit sa croisade contre l'islamisation de la France avec, cette fois, pour enjeu, “le prosélytisme sur le lieu de travail”, et notamment à Roissy. Une note des RG de janvier 2006, publiée en annexe, souligne qu'au sein de certaines sociétés de bagagistes de l'aéroport, comme l'entreprise CBS, les employés sont “majoritairement musulmans” et “organisés sur des bases ethniques et religieuses, de type mafieux”.
Le livre a été critiqué à gauche comme à droite, même par le FN que souhaite au fond concurrencer De Villiers. Au PS, Jean-Marc Ayrault a accusé le président du MPF d'exprimer “une pensée de guerre civile”. Les RG sont aussi montés au créneau. Le directeur central, Pascal Mailhos, dit ne pas reconnaître la “paternité” des informations et souligne “plusieurs incohérences flagrantes, sur le fond et sur la forme” : notamment l'absence d'en-tête, des propos qui ne correspondent pas au langage de ses services ou des inexactitudes, comme la mention du PKK turc, alors que l'organisation est kurde. Le syndicat Sud-Aérien qualifie de “thèses délirantes”, Dalil Boubakeur, recteur de la grande Mosquée de Paris, demande “la vérité sur cette affaire”. Enfin, le magazine Liaisons sociales, dont se serait inspiré De Villiers, a protesté contre l'instrumentalisation de l'un de ses dossiers. Fier de son coup médiatique, De Villiers a ironisé sur la visite, jeudi dernier, de Nicolas Sarkozy à Roissy, en parlant de “visite coupe-feu”, en ajoutant que son livre “gênait” le gouvernement français.
Les enjeux de mémoire
À droite, historiquement, la question identitaire, à travers l'immigration et l'islamisation, a, depuis les années 1980, été brandie dans les élections comme un épouvantail car elle a un impact électoral immédiat.
A gauche, en revanche, ces sujets sont tabous. Dans Libération, le 30 novembre 2005, deux historiens américains, Andrew Diamond et Jonathan Magidoff notent judicieusement que “paralysée par la peur du communautarisme à l'américaine, la gauche française oblitère systématiquement la dimension raciale des inégalités sociales et a fortiori leur dimension politique et culturelle”. A gauche, c'est silence radio.
La vraie question au fond n'est-elle pas : que signifie aujourd'hui être français ? On dirait que cette question est devenue maudite, un nœud de questions taboues auxquelles nul n'ose répondre. La droite répond par la peur du déclin. Alors elle s'arc-boute, s'accroche à la culture nationale et renvoie l'image d'un pays originel, pur et français. Mais la France a peur de disparaître, d'être engloutie par un magma informe, par une Europe qui l'avalerait puis par la mondialisation qui verrait triompher les valeurs du multiculturalisme. La France traverse une grave crise d'identité. A un an de l'élection présidentielle, nul doute : le débat prend une dimension historiquement inédite.
19:11 Publié dans Saint Quentin 02100 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : saint Quentin
samedi, 18 février 2006
Le Palais Fervaques de Saint Quentin 02100
La pose de la première pierre du Palais Fervaques fut faite par le président Félix Faure, le 7 juin 1897. Œuvre de l'architecte Malgras, le Palais Fervaques fut achevé en 1901. Edifice imposant : 8.200 mètres carrés de façades, 85 mètres de long, 49 de large, 25 de haut.
Les pierres des frontons ne seront sculptées que de 1906 à 1911, en raison des difficultés de financement.
A la fois palais de justice, centre administratif et lieu d'accueil de la municipalité, il possède un escalier monumental, des balustrades et des frontons, ornés de figures allégoriques et de guirlandes, qui témoignent du goût du faste de la IIIème République.
La bourse du travail, fondée en 1891, fut ensuite aménagée dans le nouveau Palais Fervaques, elle fut inaugurée le 1 mai 1901, outre les portraits des grands hommes, on pouvait voir aux murs les blasons des corps de métiers.
Une rénovation récente à couvert de mosaïques le sol de sa salle d'honneur.
En mars 1998, il fut procédé à la rénovation totale des façades du Palais Fervaques.
20:10 Publié dans Saint Quentin 02100 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : saint Quentin
samedi, 14 janvier 2006
Théâtre de Saint Quentin 02100
En 1774, construction du premier théâtre, il pouvait recevoir 600 personnes.
L'entrée se trouvait alors rue de la Comédie et la sortie au n° 33 de la Grand'Place, entre l'Hôtel de l'Ange et l'Hôtel du Cornet d'Or.
Cette salle fut démolie en 1842, ainsi que les Hôtels de l'Ange, du Cornet d'Or et des Trois Poissons.

Le théâtre actuel occupe l'emplacement de l'Hôtel de l'Ange ou maison de l'ange, curieux spécimen de l'architecture bourgeoise au XVIème siècle.
La façade était en bois ouvragé entremêlé de briques. Elle a été déplacée, vers 1841 par M. le duc de Vicence, à Caulaincourt pour la sauver de la destruction.
La maison de l'ange fut construite en 1598 par Jean Heuzet, marchand et Mayeur de la ville de Saint-Quentin en 1606, 1613 et 1617.
Le théâtre actuel a été construit en 1842, d'après les plans de M. GUY, architecte à Caen.
En 1994, le Théâtre a fêté ses 150 ans, il porte actuellement le nom de Jean Vilar.
15:35 Publié dans Saint Quentin 02100 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : saint Quentin
dimanche, 25 décembre 2005
Créer son entreprise à Saint-Quentin 02100
Vous souhaitez franchir le pas et devenir créateur ou repreneur d'entreprise ?
Vous aurez sans doute besoin d'un coup de main, voici les organismes qui peuvent vous épauler :
S'informer sur l'économie locale, les partenaires, les aides...
Vous voulez créer votre entreprise, améliorer les performances, favoriser son développement. Vous voulez connaître précisément les cadres réglementaires, votre environnement concurrentiel ou encore les aides à l'investissement. Vous souhaitez être informer, conseillé, orienté. Le réseau MINEFI du Ministère de l'Economie et des Finances vous propose ses services.
Site Internet : www.entreprises.minefi.gouv.fr
Construire et formuler son projet pour réunir les condition de sa réussite
La Chambre des Métiers de la Somme vous propose une formation modulaire individualisée à la création/reprise d'entreprise.
Chambre des Métiers de la Somme - Direction Emploi/Formation
Cité des Métiers
80400 BOVES
Tél : 03.22.50.40.20
Fax :03.22.50.40.07
Mail : def@cm-80.fr / Site Internet ici
Etre accompagné et financer son projet
L'Association pour le Droit à l'Initiative Economique (ADIE) vous accompagne dans la réalisation de votre projet, et peut mettre en place un financement adapté pouvant s'élever à 10 000 euros.
Le remboursement se fait en fonction de vos capacités. Le montant des échéances est étudié avec l'ADIE.
ADIE - Mr Djamel SADOUKI
29 bis, rue du Point de Jour
02000 LAON
Tél : 03.23.23.31.64 ou 06.07.72.72.64
Mail : aisne@adie.org
Et bon Courage! vous en aurez besoin
18:41 Publié dans Saint Quentin 02100 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 19 décembre 2005
La légende de saint Quentin
D'origine noble et citoyen romain, Quentin convertissait et procédait à de nombreux miracles à la ville d'Amiens. Sur
ordre du préfet de la ville Maximien, il fut roué de coups puis jeté en prison d'où un ange le délivra. Revenu sur la grande place pour à nouveau prêcher, Quentin fut à nouveau arrêté et soumit aux pires supplices. Ecartelé, fouetté, brûlé, rien ne put vaincre la foi de Quentin qui continuait de railler le préfet. Il fut alors transporter " en un lieu du Vermandois " et y subit le martyr. Deux grands clous lui furent enfoncées dans la tête, et dix autres sous les ongles et dans la chair ; puis il fut décapité. Son corps fut jeté dans la rivière.

Cinquante-cinq années après, une riche romaine, aveugle et pieuse, fut avertie par un ange de se rendre au camp de Vermandois, d'y retrouver le corps du saint de l'ensevelir. Accompagnée d'une fastueuse escorte, elle se rendit sur le lit de la rivière et pria. Aussitôt le corps de saint Quentin apparût, intact et parfumé, à la surface de l'eau. Elle ordonna alors de l'ensevelir et sur son tombeau d'y construire une église. En récompense de sa dévotion, elle fut guérie de sa cécité et s'en retourna.

Moi je n'y crois pas à vous de voir ... chacun sa croyance, mais c'est bien de le savoir.
11:40 Publié dans Saint Quentin 02100 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 27 octobre 2005
Saint Quentin
Il y avait, dans la ville de Saint-Quentin, quatre corps de métiers constitués : les tisserands, les foulons, les teinturiers et les tondeurs, auxquels le roi permit, en 1320, de faire des pannes (de tissus, étoffes) légales, pour être vendues en gros et en détail chez eux ou à la halle.
Ces marchands ne tardèrent pas à fréquenter les foires des villes voisines, et notamment les "Lendits de Saint Denis".
D'ailleurs, Saint-Quentin possédait déjà une foire franche de 16 jours qui se tenait aux Octaves de Pâques, mais les habitants demandèrent au roi et obtinrent qu'elle fut reportée au jour de la Saint Denis.
L'institution de la foire de la Saint Denis fut accordée à la ville de Saint-Quentin en 1320, par Philippe le Long, Roi de France.
Foire que l'on retrouvera encore cette année 1999, avec une durée d'environ 21 jours, au mois d'octobre (la Saint Denis est le 9 du mois, cette foire a lieu place de la liberté à Saint-Quentin).
Dès ce même XIVème siècle, les drapiers, orfèvres, corroyeurs, fripiers et tanneurs de Saint-Quentin avaient acquis assez d'aisance pour qu'ils aient été taxés de la somme de 2.000 livres tournois destinées à former la dot de la princesse Isabelle.
La révolution arriva aux Pays-Bas dans les années 1579, lorsqu'ils entreprirent de se soustraire à la domination espagnole, les Hollandais en firent sortir la fabrication des toiles de "Mulquinerie" du pays.
Mulquinerie : l'art de fabrication de la toile de lin.
En France, Cambrai profita d'abord de cette industrie qui ne tarda pas à être apportée à Saint-Quentin par un sieur Armand Grommelin, originaire de la ville de Courtrai.
Une étude approfondie, du sol de la région, lui démontra qu'il était propre à la culture du lin.
(Armand Grommelin créa en 1580, à Saint-Quentin une première fabrique de Linon, il fut pour cela ennobli par Henri IV en 1589).
Mais, dans la préparation de ces fils, il eut à vaincre de grandes difficultés, un lieu trop sec pour le stockage séchait les fils et détruisait leur ténuité, un endroit trop humide les pourrissait et les cassait.
Il remédia à ces inconvénients en déterminant, au moyen d'un bon hygromètre, la profondeur où devaient être placés les ateliers, puis il inventa le gluten nommé "parement", qui arrondit le fil par le moyen d'une brosse et lui donne de la consistance.
Cette industrie prospéra à un point extraordinaire, aussi tout le monde se fit mulquinier, et bientôt il n'y eut personne de riche à Saint Quentin qui ne dût sa fortune à l'industrie du lin.
Toutefois en 1698, on ne comptait encore dans la ville que 25 négociants ou gros marchands et 60 petits marchands.
La fabrication du linon, imitée de l'Inde, s'introduisit à son tour à Saint-Quentin vers 1664.
Elle prit de si rapides développements que, moins de cent ans après, il se fabriquait, tant dans la ville de Saint-Quentin qu'aux environs, plus de cent mille pièces, représentant une valeur de plusieurs millions de l'époque.
Au milieu du XVIIIème siècle, le commerce de Saint-Quentin s'enrichit encore de deux autres industries.
La fabrication des mousselines y fut alors introduite par MM. Devillers, Maroteau et Corbeau, celle des gazes de fils, rayés à carreaux et à différents ramages, fut apportée en 1755, par M. Philibert du Moustier de Vâtres, et égala bientôt celles venues du royaume d'Angleterre.
Vers le même temps, on établit encore dans la ville de Saint-Quentin une manufacture de gaze de soie qui, en 1780, occupait 4 blanchisseries, 4 ploieries et 20 courtiers.
Une fabrique d'amidon y fut élevée en 1780, par M. Pagnen.
Au moment où éclata la révolution française, en 1789, la fabrique de Saint-Quentin avait pris un essor considérable, elle occupait, tant à la ville qu'a la campagne, 12 à 14.000 métiers à tisser, et 60 à 70.000 fileuses. La fabrique annuelle s'élevait de 150 000 à 160 000 pièces de tissus, de différentes largeurs, sur douze à quinze aunes de longueur, et l'exportation s'élevait environ à 35.000 pièces, et avait lieu pour des destinations diverses, telles que Saint-Domingue, la Martinique, la Guadeloupe, la Havane, Lima, Véra-Cruz, l'Allemagne, la Russie, l'Angleterre, le Portugal et l'Italie.
Mais la révolution lui porta un coup funeste. En 1800, elle n'occupait plus que 3.000 métiers et la fabrication s'élevait, avec peine, à 40.000 pièces par an.
Mais suite au rétablissement de l'ordre, elle a repris une activité nouvelle et un essor qu'elle n'avait jamais connu.
Parmi les causes qui l'ont particulièrement favorisée, on doit sans doute mettre en première ligne la facilité d'étendre la ville de Saint-Quentin, malheureusement, procurée à la ville par la démolition de ses remparts, et la construction du canal de Saint-Quentin.
Saint-Quentin était autrefois divisée en douze paroisses, qui furent réduites à une seule après la Révolution. Ses établissements religieux étaient nombreux. On y voyait deux collégiales, trois abbayes dont une de filles, une prévôté, une commanderie et quatre couvents.
14:57 Publié dans Saint Quentin 02100 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


