mardi, 06 juin 2006

Vivre à l'étranger, pour un Français, le paradis ?

Réaction sur un article apparu dans Economie matin, je vous laisse lire et dites moi, votre point de vue….

Oui, si l'on en croit les résultats du sondage Avenir International réalisé par TNS Sofres selon lequel rien ne vaut l'expatriation : 96 % des Français sont satisfaits de vivre à l'étranger et 50 % sont même partis « pour quitter la France » ! Au total, près de 2,3 millions de Français vivraient hors de l'hexagone [est-ce la même chose pour les Marocains travaillant en France ?], dans l'Union européenne pour la majorité d'entre eux, mais aussi en Amérique latine, au Maghreb en l’occurrence le Maroc... Pourtant, les trois quarts reviennent « au bercail » plus de 2 fois par an, et un tiers plus de 4 fois ! Auraient-ils le mal du pays ? (Non c’est logique, on n’oublie pas d’où on vient, sachant que le billet d’avion est payé par l’entreprise) Contrairement aux idées reçues, travailler à l'étranger n'est pas toujours rose... (Certainement, vivre en France aussi n’est pas toujours rose parfois il est sans couleur) Et n'implique pas forcément de gagner le jackpot : en moyenne, 1 Français sur 3 gagne moins de 35 000 € par an à l'étranger (ça dépend de sa mission et aussi combien ils déclarent au fisc). « Il ne faut pas croire que tous les expatriés vivent comme des nababs... Ils ont certes des salaires supérieurs (c’est toi qui l’a dit) aux locaux et ne paient plus l'impôt sur le revenu, mais ils supportent aussi beaucoup de charges : ils n'ont plus de couverture sociale, l'école n'est souvent pas gratuite... Certains sont même parfois proches du seuil de pauvreté » selon  Philippe Noury, directeur du journal trimestriel Vivre à l'étranger, destiné aux expatriés (t’abuses là, seuil de pauvreté, peut être t’as un seuil supérieure aux autres). D'après le sondage TNS Sofres, l'employeur ne prend en charge le plus souvent qu'un quart des frais de logement et seuls 26 % d'entre eux assument les frais de scolarité des enfants d'expatriés, contre 54 % en 2005 ! Un sacré différentiel qu'explique peut-être la réalité du coût de gestion moyen d'un expatrié pour l'entreprise : 10 100 € par an ! Résultat, la plupart des Français expatriés regagneront leur terre natale : seuls 28 % comptent ne jamais revenir. « On oublie aussi parfois les risques sanitaires ou politiques et la barrière de la langue (Oui rare les français qui maîtrise une deuxième langue) ! Il faut arrêter de croire que l'herbe est plus verte ailleurs » s'insurge Philippe Noury. D'autant plus que voir revenir son salarié impose d'autres tracas à l'employeur (pas toujours vrai, car il revient enrichi par une nouvelle expérience). Au fait : 6 millions d'étrangers et de Français d'origine étrangère vivent en France ! Ben pour une simple raison Monsieur Philippe Noury ; ce ne sont pas des raleurs, mais des bosseurs.
Alors ?

lundi, 05 juin 2006

Et oui y avait Les années Formule 1 au Maroc

Au début de l'indépendance, en 1958 précisément, Casablanca a connu son heure de gloire en matière de course automobile. A la Corniche, un circuit a abrité un grand prix de Formule 1. Les plus grands champions de l'époque étaient au départ.

Une foule en délire. Des gradins pleins à craquer. Des bolides assourdissants. Du bruit à n'en plus finir. Un directeur de course à la tenue rayée donnant le feu vert à des pilotes mondialement connus et insouciants, des techniciens nerveux au bord de l'arrêt cardiaque, des crissements de pneu, des chicanes, des paddocks… Tenez-vous bien,

nous ne sommes pas à Magny-Cours, Monza, Imola, ou Indianapolis, mais bien à Aïn Diab en…1958. Très peu de Marocains le savent mais oui, le Maroc a eu son Grand prix de Formule 1 devenant ainsi, le temps d'un week end, la capitale mondiale du sport automobile. “Et du sport tout court“ s'accordent à dire les rares témoins de l'époque, précisant que “le titre de champion du monde s'est disputé chez nous et a été incontestablement l'un des événements majeurs de l'année”.


1958 correspond aux premiers pas du Maroc indépendant. Le pays qui s'efforce de se rebâtir, veut également marquer sa présence dans le concert des nations. Et l'organisation d'un grand prix de Formule 1 a pour but d'y contribuer. Max Cohen Olivar, “Monsieur Sport automobile” au Maroc semble du même avis. “Qu'un pays nouvellement indépendant organise un événement de renommée mondiale le fait appartenir à la communauté internationale”. Mohammed El Zizi, organisateur de l'époque, voit en cette épreuve un service rendu au prestige du Maroc mais également “le plus remarquable outil de propagande touristique que l'on puisse imaginer”. 1958 est également une année pas comme les autres dans l'histoire de la Formule 1 : pour diminuer les performances des voitures, on utilise un nouveau carburant. La durée des grands prix est ramenée de trois à deux heures et l'échange des voitures est prohibé. Le journaliste Pierre Ménard parle lui “d'une saison qui restera dans les annales comme l'une des plus palpitantes mais également comme l'une des plus noires auxquelles il fut donné d'assister”. Elle est palpitante pour la lutte acharnée que se livrent pour le titre depuis le début de la saison deux des pilotes les plus doués de leur génération : Stirling Moss et Mike Hawthorn. Elle est aussi dramatique pour les morts qu'elle a causées. Trois grands pilotes dans la fleur de l'âge ont trouvé la mort cette année-là.

Casablanca voit affluer du jour au lendemain l'univers de la Formule 1 avec tout ce que cela comporte. A commencer par les participants à l'épreuve : les plus grands pilotes et constructeurs du moment ont répondu présent. Les médias : on parle de 200 journalistes, photographes et reporters de télévision. En plus des aficionados, surtout britanniques venus en masse, toute la Jet Set européenne et même new yorkaise s'est donné rendez- vous sur le circuit naturel de Aïn Diab. Ce même circuit, qu'on juge extrêmement rapide, sans grandes difficultés techniques mais dangereux quand même, surtout au coucher du soleil. (L'année précédente, les organisateurs, afin de le tester, y ont même organisé un grand prix hors championnat, mais les grands ténors de la discipline, atteints à ce moment-là du virus de la grippe asiatique, ont dû rester au lit.) Au jour J , en cette année 1958, l'ambiance est à son comble. La température agréable est accompagnée d'un air marin venu de l'Atlantique voisin. Le public qu'on estime à 100.000 personnes, ce qui est en soit une belle performance pour les organisateurs, est surexcité.

09:30 Publié dans Maroc | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : maroc

mardi, 30 mai 2006

Un milliard de joint

Je ne fume pas, mais je trouve cet édito génial de Ahmed Benshemsi du magasine tel quel.

Pour moi c’est une Nième preuve du n’importe quoi gouvernemental marocain et même français sur la question de l’interdiction de fumé des joints, je vous laisse lire, c’est par là : http://www.telquel-online.com/227/edito_227.shtml

Bravo à Monsieur Benshemsi de ce raisonnement simple et logique.

NB : rassures toi maman je ne fume pas.