vendredi, 07 juillet 2006
centre d'appel ça tourne à fond les poches
Service dont le rôle consiste à traiter les appels en grand nombre d'une entreprise. *
Les appels peuvent être entrants; ils sont reçus, comme dans le cas d'un service de support après vente où les clients demandent des informations à l'entreprise.
Ils peuvent être sortants; ils sont alors, comme dans le cas d'une prospection téléphonique où l'on va proposer des produits ou services à des clients potentiels. Le centre d'appels peut être interne : ce sont les salariés de l'entreprise qui répondent directement à la clientèle; ou externe : l'entreprise confie à un prestataire spécialisé dans l'accueil téléphonique le soin de traiter les demandes de sa clientèle ou d'effectuer pour son compte des enquêtes téléphoniques. Le centre d'appels joue un rôle important dans la relation avec la clientèle...
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samedi, 01 juillet 2006
La première école marocaine
On est à la première séance de la première classe de la première école marocaine. Que de superlatifs ! n’est-ce pas? c’est que nous
sommes en 1912 et que le Protectorat Français en a décidé ainsi, une école en pleine campagne quelque part chez les Ouled Hriz.
L’instituteur fait connaissance avec les quelques élèves alors présents. Une fille et deux garçons. Il amorce sa séance inaugurale à peu près ainsi :
-Mes enfants ! voilà : je suis ici pour vous former à la française. Vous devez savoir que vous êtes chanceux que de pouvoir être les premiers marocains à enter dans une école, une vraie école. Vous serez, dans la foulée, les premiers aussi à user des plumes sergent-major à la place de ces primitifs bouts de roseau qui vous ont causé des callosités à la main, vous serez les premiers à troquer vos fourchettes d’Adam contre de vraies fourchettes, en acier celles-là et grâce à la France, vous passerez du même coup de la civilisation du crottin à celle, universelle, de l’électricité… en attendant, mes enfants présentez-vous que je fasse votre connaissance.
-tu t’appelles comment ma fille?
- Daouia.
Comment? Daouyeaa? mais c’est rébarbatif comme prénom !!! A commencer de maintenant tu t’appelleras Laeticia et c’est l’équivalent français pour ton prénom arabe. tu t’appelles comment? Ma fille …
-Laeticia.
-Bien ! ma fille
Et toi mon fils ? quel est le tiens?
-Zitouni
-Comment? Zitouni? quel prénom !! tu t’appelles décidément : Olivier. D’accord?
-Oui monsieur. Je m’appelle Olivier.
Et toi?
-Je m'appelle El Maâti
Comment? Non .... voyons, tu t’appelleras Dieudonné.
Oui monsieur. Dieudonné...
- C’est tout pour aujourd’hui. Voilà des bonbons pour vous tous ! revenez demain à 8 heures?Laeticia, Olivier, Dieudonné ... soyez sages !
Les trois enfants rentrèrent chez eux, les poches pleines de bonbons. Le lendemain, ils ont eu tous droit à une bonne raclée. Aucun d’eux ne répondait quand on l’appelait par son vrai prénom. Comme on était à Ouled Hriz et que jean Piaget n’avait pas encore écrit sa “Représentation du monde chez l’enfant”, ils eurent tous une correction comme seuls les Marocains sachent en administrer à leur engeance : qui a eu les yeux gonflés, qui a eu une dent en moins... je ne vous raconte pas.
Ahuri à leur vue, l’instit leur cria : Qui vous a fait cela? Mes enfants ...
-Les Arabes! notre père.... les Araaaabes!!! répondirent les enfants....
07:55 Publié dans Maroc | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : maroc
mercredi, 28 juin 2006
le collège Royal
Le Collège royal a été créé, en 1942, par le sultan pour ses deux fils, Moulay Hassan (le futur Hassan II) et son frère cadet Moulay Abdallah (le père du Moulay Hicham). L'aîné entrait alors en 6e, le plus jeune au cours préparatoire. L'idée était de leur donner une éducation moderne, dans un établissement qui garde un caractère collectif, à l'intérieur de l'enceinte du mechouar. Deux classes furent donc créées et une dizaine d' «élèves d'élite» recrutés pour chacune. La tradition sera perpétuée par Hassan II, dont tous les enfants seront à leur tour scolarisés au Collège royal. Les camarades de Sidi Mohammed, qui l'accompagneront de la 6e au baccalauréat et, pour certains d'entre eux, à l'université, sont onze: quatre fils de notables et sept jeunes gens «méritants», choisis parmi les meilleurs élèves du pays, tous issus d'une région différente du royaume. Ils ont été élevés avec le roi, ils ont souvent fait les mêmes études universitaires que lui, puis débuté leur carrière professionnelle dans les dernières années du règne de Hassan II, le plus souvent au service de l'Etat.
Le ministre délégué à l'Intérieur, Fouad Ali el-Himma,est sans doute, entre tous, celui qui a aujourd'hui le plus de pouvoir. Bien plus en tout cas que ne le laisse supposer son titre! Ce proche parmi les proches - il fut le directeur de cabinet de Mohammed VI lorsque ce dernier était prince héritier - gère les dossiers les plus sensibles, notamment les questions sécuritaires et celles liées à l'organisation du champ politique. On dit de lui qu'il est l' «œil du palais» et qu'il a l' «oreille du roi». C'est un homme de l'ombre et un homme de réseaux qui a su tisser sa toile avec le souci de renouveler les élites, de promouvoir des hommes de la génération du souverain (lire ci-dessous). Discret, presque effacé, il n'a donné sa première interview - au quotidien Al Ahdath Al-Maghribiya - qu'au mois d'août dernier.
D'autres anciens élèves du Collège royal sont restés très proches du roi: Rochdi Chraïbi, considéré aujourd'hui comme l'un des principaux hommes de confiance du souverain - son influence aurait été décisive, selon une partie de la presse marocaine, dans le mouvement préfectoral du mois de juin; Mohamed Yassine Mansouri, un juriste devenu en février dernier, à 43 ans, le patron de la Direction générale des études et de la documentation (DGED), les services de renseignement extérieur du Maroc, aujourd'hui perçu comme l'étoile montante du régime; Hassan Aourid, nommé wali (préfet) de la région de Meknès-Tafilalet, le 22 juin, après avoir été le porte-parole du souverain; Noureddine Bensouda, qui occupe le poste clef de directeur général des impôts; Fadel Benyaich, le plus discret d'entre eux, membre du cabinet royal, où il est notamment chargé des relations du royaume avec l'Espagne, sans doute parce qu'il est de mère espagnole.
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