dimanche, 08 juillet 2007

HELLEMMES ET SON HISTOIRE…

Si l’on en croit la légende, le fondateur de la cité serait un noble guerrier du nom d’hélémus, chef temporel d’un monastère construit  aux portes de Lille il y a presque dix siècles.
Les archives officielles signalent pour la première fois le nom d’Hellemmes en 1174.

Bâtie à l’ombre des murs de Lille, Hellemmes partagea au cours des siècles les malheurs de la grande agglomération voisine. Quand Lille était assiégée, les assaillants campaient à Hellemmes qu’ils pillaient et incendiaient.

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C’est ainsi qu’à maintes reprises, au cours de l’histoire, notamment en 1214, l’année de Bouvines, et 1 siècle après, lors de la bataille de Mons-en-Pévèle, Hellemmes, proche des champs de bataille, fut complètement détruite.

Mais après chaque malheur, les vaillants Hellemmois relevaient leurs ruines.
Les siècles passent. Le village prend d’avantage d’importance.
Le clocher de l’église Saint Denis, aujourd’hui classé au patrimoine des monuments historiques, date du 15ème siècle. Les fermes s’agrandissent.

Malheureusement, sous Louis XIV, en 1667, au moment du siége de Lille, les armées ennemies, puis en 1708, l’occupation par les troupes du prince Eugène, ruine une nouvelle fois le village. La famine sévit. Et la peste va tuer beaucoup d’habitants que la famine avait épargnés.

Pourtant une fois encore, Hellemmes se relève. Sous la révolution, c’est l’invasion étrangère. Lille n’est pas prise, mais l’armée impériale en battant en retraite, ne laisse derrière elle, à Hellemmes, que des ruines fumantes.

Il faudra longtemps pour que le petit village retrouve sa prospérité. En 1827 la commune d’Hellemmes compte 610 habitants, presque tous agriculteurs.

Avec la naissance de la grande industrie, Hellemmes va se développer. Tout au long du 19ème siécle, les champs font place aux usines et aux maisons. Hellemmes devient une importante cité industrielle.

c'est pour quand l'égalité ...

Salah est vendeur ambulant. Sa spécialité : jus d’orange le matin dans les quartiers d’affaires, sandwichs “fromage - œufs durs - huile d’olive” l’après-midi et “babbouche” le soir à la sortie des boîtes glauques. Une véritable petite PME, qui lui laisse de quoi vivre décemment au Hay Moulay Biîd où il s’est payé une piaule grâce au miracle Fogarim. Dans ce magazine chic, qui lui sert de papier d’emballage, Salah tombe sur un article qui l’interpelle. Le gouvernement vient de lancer un ambitieux programme (Rawaj) pour le développement du commerce intérieur. L’Etat voudrait investir 12 milliards de dirhams pour tripler le chiffre d’affaires du secteur d’ici 2020. Salah est enthousiaste : il va amortir rapidement la deuxième “carroussa” qu’il vient d’acheter. Et si ça ne tenait qu’à lui, il aurait développé toute une franchise de restauration ambulante qu’il baptiserait Mc Salah. “Oumalha ! Mes sandwichs sont aussi bons que ceux de Chez Paul”, argumente le chef Salah. Mais il déchante rapidement quand il constate que ce programme étatique ne tient presque pas compte du commerce informel. “Zaâma quoi ! Sans magasins, il n’y a pas de Rawaj ? Pourtant, il y a plus de clients à Derb Ghallef qu’à Marjane”, peste Salah. Il ne comprend pas comment sa branche n’est pas intégrée dans le commerce de proximité. Surtout pour quelqu’un qui a su révolutionner la livraison à domicile : un simple bip sur son portable et c’est tout son resto qui se déplace jusque chez ses clients. Pour Salah, Rawaj est déjà un mirage. Il s’accroche à un dernier espoir : l’attribution de nouveaux chariots isothermes dans le cadre de l’INDH. Ce serait déjà ça…