samedi, 22 juillet 2006
Washington-Tel-Aviv: l'axe du crime organisé et prémédité
En mettant son véto d'emblée et en s'isolant dans le projet de résolution de l'ONU destiné à condamner l'agression généralisée d'Israel contre le Liban,
le régime néo-conservateur américain dévoile une fois de plus sa politique globale
du pire dans une région ou par la force, il n'essuie finalement que des revers.
En agressant le Liban après la bande de Gaza dont il était sensé se retirer, le régime sioniste de Tel-Aviv accepte d'être une fois de plus le bras armé du régime des "commercants" de Washington pour mieux pouvoir asseoir au fil du temps ses visées pseudo-philosophiques.Il faut dire qu'au niveau des moyens, ce deux régimes ont tout pour s'entendre sauf qu'il y a sans doute une incompréhension totale sur l'objectif final...
En fait, depuis plusieurs années, ces échecs servent d'abord les intérêts de leurs propres instigateurs puisqu'ils permettent, à travers l'usage de la puissance militaire, d'entretenir une situation inextricable de tensions et de haine qui semble aujourd'hui la seule issue possible pour la survivance d'Israel.
Certes, il existe bien quelques Israeliens qui prônent une société laique fondée sur des relations apaisées et respectueuses envers l'environnement arabo-musulman mais leurs voix ne comptent guère et ils demeurent manifestement encore trop décalés par rapport aux fondements politico-théocratiques de l'existence de l'état juif.
Les héritiers de Théodore Herzl peuvent poursuivre leur politique de fabrication d'ennemis proches, ils ont encore sans doute quelques beaux jours devant eux.
Mais, à force de jouer avec le feu, de faire valoir sans cesse une arrogance de plus en plus souvent perçue comme un complexe (ou une conviction?) de supériorité rappelant parfois celui de leurs funestes persécuteurs, et une injustice criante vis à vis d'un voisinage humilé, les évènements pourraient bien se retourner et le retour à la case départ pourrait être bien douloureux pour le peuple israelien tout entier.
Aujourd'hui, ce sont les Palestiniens, les Irakiens et les Libanais qui souffrent des réactions disproportionnées de l'axe américano-israelien. Les lendemains qui pourraient voir les oppresseurs souffrir à leur tour ne sont peut-être pas si lointains.
Cela n'a certes rien de bien réjouissant dans l'absolu, mais lorsqu'on touche au Liban, il faut s'attendre à des retours de bâtons à la fois plus subtils et violents que les bombardements et les morts civiles qu'ils provoquent.
14:22 Publié dans Maroc | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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