dimanche, 19 février 2006
Les chariots de manutention
Voici une présentation sur les chariots de manutention.
C’est primordial pour un Responsable d’entrepôt ou un directeur d’exploitation et autres ...de connaître: c’est quoi les différents chariots de manutention, les obligations (CACES), la maintenance…
Bonne lecture à vous.benmezouara.3.pps
18:36 Publié dans Supply Chain | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Supply chain
samedi, 18 février 2006
Le Palais Fervaques de Saint Quentin 02100
La pose de la première pierre du Palais Fervaques fut faite par le président Félix Faure, le 7 juin 1897. Œuvre de l'architecte Malgras, le Palais Fervaques fut achevé en 1901. Edifice imposant : 8.200 mètres carrés de façades, 85 mètres de long, 49 de large, 25 de haut.
Les pierres des frontons ne seront sculptées que de 1906 à 1911, en raison des difficultés de financement.
A la fois palais de justice, centre administratif et lieu d'accueil de la municipalité, il possède un escalier monumental, des balustrades et des frontons, ornés de figures allégoriques et de guirlandes, qui témoignent du goût du faste de la IIIème République.
La bourse du travail, fondée en 1891, fut ensuite aménagée dans le nouveau Palais Fervaques, elle fut inaugurée le 1 mai 1901, outre les portraits des grands hommes, on pouvait voir aux murs les blasons des corps de métiers.
Une rénovation récente à couvert de mosaïques le sol de sa salle d'honneur.
En mars 1998, il fut procédé à la rénovation totale des façades du Palais Fervaques.
20:10 Publié dans Saint Quentin 02100 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : saint Quentin
Histoire. Dans l'intimité du Sultan

Moulay Abdelaziz, jeune sultan imberbe décrié pour son oisiveté, était en fait aussi passionné de modernité qu'indifférent aux choses de l'état. Ainsi le dépeint, en 1905, son photographe et confident Gabriel Veyre, dans une biographie intimiste non dénuée d'humour.
Pharmacien de formation, opérateur des Frères Lumière, Gabriel Veyre a déjà parcouru le monde quand il arrive au Maroc, en 1901. Sa mission: initier le jeune sultan Moulay Abdelaziz à la trichromie, technique pionnière de photographie couleur. Mais aussi aux dernières
inventions européennes. Traumatisé par la perte de sa femme, morte en couches en 1902, Gabriel Veyre s'installe dans le royaume, devenu précepteur artistique du Sultan. Pendant sept ans, il ne le quittera pas, écrivant d'une plume légère son intimité, ses caprices comme ses doutes.
Amoureux du pays, de sa lumière et de ses peuples, l'”ingénieur de Sa Majesté Chérifienne” y peint un portrait unique du Maroc du début 20ème siècle, incluant les tout premiers films du royaume. Mais la palette de ce fascinant personnage s'étend bien au-delà de l'image. De 1908 à 1934, installé à Casablanca, il crée des usines, installe une station T.S.F, électrifie le palais de Casablanca, importe les toutes premières voitures Ford du pays. Mort en 1936 à Casa et enterré au cimetière européen, son épitaphe le décrit comme “premier pionnier de la civilisation française au Maroc”. Il était surtout un passionné de sa terre d'accueil, rappelle son arrière-petit-fils, Philippe Jacquier, co-auteur d'un ouvrage mémoire sur son aïeul. “Lorsqu'il crée un ferme pilote d'autruches, ce n'est pas par fantaisie. Il espère aider à relever l'économie marocaine, à l'époque où la plume d'autruche est en vogue en Europe”. à Casablanca, la “rue du Docteur Veyre” rend toujours hommage à ce Lawrence d'Arabie culturel du royaume, curieusement méconnu.
Extraits.
La mission
“En ces temps bienheureux, une préoccupation, à la cour marocaine, primait sur toutes les autres : amuser le sultan coûte que coûte . Ce but dominait, résumait toute la politique de l'omnipotent ministre de la Guerre, Si Mehdi el Menebhy, qui, depuis la mort du vieux grand vizir Ba Hmed, avait pris sur Abdelaziz le plus complet ascendant et qui était alors à l'apogée de son étonnante fortune”.
Le sultan
“On m'introduisit dans la cour où le Sultan donnait des audiences, et qui, recouverte en partie d'une tente bariolée, servait entre temps de salle de billard. (…) Il avait alors vingt ans à peine. Grand, bien proportionné, imberbe encore, le teint clair, les yeux noirs, le regard puéril et très doux, il me produisit l'effet d'un bon grand enfant curieux”.
L'ennui
“Le Sultan possède toute une ménagerie, (…) quatre tigres, six lions, quatre panthères, des zèbres, des buffles, un boa, quelques singes. (…) Le jour où Menebhy fit pour la première fois au sultan les honneurs de la collection qu'il rapportait, il eut l'idée, espérant amuser son maître, de faire jeter dans la cage des tigres un sanglier vivant. La victime ne fit pas même un geste de défense et se coucha pantelante sous les griffes et les dents qui commencèrent à la déchiqueter avec furie. Le Sultan regardait. 'Meskine !'”
La Cour des Amusements
“à l'époque où j'arrivais à Marrakech, il eut passé ses journées sur une bécane. La Cour des Amusements était transformée en une piste tout à fait extraordinaire, agrémentée d'obstacles, où nous nous livrions aux steeples les plus fous (…). à toutes ces acrobaties, le sultan était prodigieusement adroit, sans flatterie, le plus adroit de nous tous. Au début, ses longs vêtements, sa djellaba, le gênaient bien un peu, et nous lui avions proposé, pour plus de commodité, de monter une bicyclette de femme, mais quand il sut que c'était une machine spécialement construite pour le sexe faible, il s'insurgea orgueilleusement”.
Le harem
“La photographie ordinaire, déjà pourtant bien compliquée et féconde en ressources, ne lui suffit pas et, quand il entendit parler de la photographie en couleurs, il désira s'y exercer aussi. Je lui enseignai le procédé aux trois couleurs et, quand il en fut maître, il passa de longues journées, enfermé dans son harem, à photographier ses femmes. Car, au fond, c'était bien là son ambition que de fixer leurs traits. Il les fit se parer de leurs atours les plus voyants. (…) disposa autour d'elles, sur la table drapée de violentes étoffes, des fleurs artificielles, baroques, criardes (…) Il obtint souvent de très jolis clichés”.
Le fou
“Mouley Abdelaziz, moins taciturne que Philippe II, a son fou. Peut-être est-ce le seul des souverains du temps présent qui ait près de lui cet accessoire de drame romantique. (…) Ne vous représentez point, toutefois, Si Ali Blot sous les espèces d'un nain cagneux, difforme, effronté et autorisé à toutes les audaces. Il a la figure joviale, le teint basané, et la fantaisie du sultan l'affuble quelquefois de défroques assez hétéroclites. (…) Le sultan, tout d'abord, le débaptisa, si je puis dire, et le dénomma Foukache. (…) il fit parfois à son fou quelques plaisanteries assez rudes : ainsi ce jour où, le voyant juché sur un tricycle à pétrole, dont il ignorait absolument le fonctionnement (…) il mit la machine en mouvement et, au risque de briser, au bout de la course, l'homme et l'engin, il les envoya tous deux piquer droit dans le mur…”
La descendance
“Non, Mouley Abdelaziz n'a pas d'héritier, je pense. Et il n'en désire pas. Il jette sur l'avenir un œil assez mélancolique, et les soucis qu'il connaît, il paraît peu envieux de les léguer à son fils. Il a conscience que le Maroc court vers des destins nouveaux, qui l'inquiètent. Il sent qu'il en aura été le dernier vrai souverain. Recueille qui voudra ce fantôme de pouvoir qu'il laissera après lui ! Mieux vaut que ce ne soit pas un enfant de sa chair”.
Les femmes
“Ce n'est pas un sensuel, tant s'en faut. Il n'a autant de femmes, sans doute, que parce que cela aussi fait partie de ses devoirs souverains, de son rôle. Et puis, elles lui sont un excellent public, à qui montrer ses petits talents. (…) Elles montent à bicyclette, et Abdelaziz les a cinématographiées se livrant à cet exercice. Elles sont chauffeuses, et le sultan lui-même leur a appris à conduire d'abord les tricycles à pétrole, puis l'automobile. Ah ! Si les vieilles sultanes aperçoivent de loin ces divertissements, quelle ne doit pas être leur surprise, leur indignation !”
L'argent
“Abdelaziz n'est pas riche, et si je dis ici ses embarras d'argent, c'est qu'on a fait autour assez de bruit. (…) Certes, tout autre que lui, à sa place, ne serait pas en peine de se procurer tout l'or dont il peut avoir besoin. Emprisonner quelques sujets de marque et confisquer leurs biens, faire disparaître un vizir : on aurait bien vite une quinzaine de millions - car, si le sultan est pauvre, les vizirs ne sont pas à plaindre. - Bah ! reprenait-il, bonhomme, en souriant, si je mets à la porte mes ministres qui sont déjà riches et que j'en prenne d'autres plus pauvres, il faudra qu'ils volent davantage pour s'enrichir à leur tour. (…) Aussi, quelle danse d'écus ! Un fournisseur présente une note au ministre des Finances, maître sans contrôle (…) - 'C'est le prix net ? demande le vizir. - Absolument net. - Combien veux-tu de bénéfice ? - Dix pour cent. Et toi ? - Je prendrai quarante. - Ton frère ?' (…) Vous voyez un peu comment on peut arriver à faire payer au Trésor chérifien cent cinquante mille francs une fourniture qui en vaut le tiers”.
Sources :
• Dans l'intimité du Sultan, 1905, Librairie universelle, Paris.
• Le Maroc de Gabriel Veyre 1901-1936, Farid Abdelhouahab, Philippe Jacquier, Marion Pranal, 2005, Kubik éditions, Paris.
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vendredi, 10 février 2006
Caricatures : une provocation ...
Aujourd'hui, en Europe, on retrouve une véritable communauté de Musulmans mais aussi une civilisation musulmane condamnée à se confronter à la civilisation occidentale.
Il est intéressant de lire dans le grand quotidien israélien, Haaretz, une analyse signée, Itshac Laor, et intitulée «Caricature d'une société tolérante». L'analyste se demande, comment expliquer, malgré le conflit sanglant, qu'aucun Israélien n'a, jamais, publié de caricature aussi offensante contre la religion musulmane?
L'analyste décèle, actuellement, «une nouvelle manifestation du racisme en Europe», à partir du Danemark, de la Norvège, puis de la France. Pour clarifier l'émotion autour de la publication des caricatures anti-musulmanes au Danemark, Itshac Laor constate une déviation du débat vers la « liberté de la presse », qui ne fait qu'ajouter «le péché à une erreur ». II serait difficile, en effet, de prétendre que la presse européenne est pro-musulmane. Et, encore moins, depuis la révolution iranienne... On ne peut ignorer la vexation qui active le contexte: la caricature est loin d'être le début de la volonté, persistante, des Européens, de vexer les Musulmans qui habitent l'Europe occidentale. Cette ambiance n'est pas nouvelle, elle est cultivée sous une «rhétorique du multiculturalisme», voire de civilisation éclairée.
Un exemple de ce cynisme est celui de la lutte contre l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne. Il prouve la fidélité des Européens à leur «homogénéité», à leur «pureté». Le lien direct avec les caricatures n'est pas une guerre de civilisation, malgré un effort délibéré, pour beaucoup, de nourrir une telle guerre. La publication des caricatures a, certainement, ouvert une crise entre le Danemark et les pays musulmans. Elle représente, surtout, un maillon de l'expression de l'hostilité contre des millions de Musulmans qui vivent en Europe : ceux qui y sont nés, en majorité. Ceux qui y ont étudié et parlent la langue du pays où ils vivent. Peut-on nier, qu'aujourd'hui, il est difficile d'être un Musulman barbu, une femme musulmane la tête couverte et portant une longue robe? Peut-on oublier qu'en France ou en Allemagne, on chercherait l'expulsion de dizaine de milliers de Musulmans? En Europe, il apparaît même que les néo-nazis ne sont plus les seuls porte-parole d'un certain racisme... Certes, quelques journalistes engagés, juifs ou israéliens, se sont peut-être réjouis de cette tension contre les Musulmans. Mais ils ont très vite constaté que d'être «bronzé» en Europe, concernait aussi bien, les Musulmans que les Juifs porteurs d'une barbe et d'une kipa!
Personne ne doit oublier, 1’«antique malédiction» qui a fait croire que les Juifs pouvaient se considérer comme «totalement» intégrés dans l'Occident : la mémoire est permanente, vivante dans le malheur. Aussi, l'analyste Itshac Laor, dans Haaretz, pose la question: « Comment aurions-nous réagi, si un journal danois (ou autre), avait publié une caricature vexante de Moise le Prophète Moshé) ». Qu'importe, une telle question ne peut être que le reflet d'une insulte.
Car, dans l'Europe d'aujourd'hui comme d'hier, on ne peut imaginer une caricature qui serait « antisémite », pour compenser la haine contre les Musulmans. En Italie, au Danemark, en Hollande, en Allemagne (et peut-être, plus ou moins, en France ou en Angleterre) on ne cesse de parler d'une incompatibilité de l'Islam avec l'Europe.
Déjà, dans l'Europe chrétienne, on ne pouvait trouver de mosquées, voire une réelle communauté religieuse musulmane. Aujourd'hui, dans chaque pays européen, on retrouve une véritable communauté de Musulmans, des mosquées, mais, aussi, une civilisation musulmane qui est condamnée à se confronter à la civilisation occidentale. Celle qui se veut, partout, supérieure à toutes les autres. C'est probablement, pourquoi, dans une opération politique contre le terrorisme, on va jusqu'à la confondre avec une opération «religieuse». On aurait compris une caricature représentant, aux fins d'une critique politique, un Rabbin, un Curé ou un Imam, avec en complément un Bouddah (rabougri). Mais la caricature met, aujourd'hui, directement en cause l'Islam, en allant jusqu'à blasphémer, à travers un symbole de «Mahomet, le Messager de Dieu », l'ensemble des Musulmans du monde. Il y a une évidence, pour certains, d'un retour « naturel» vers des arguments qui entendent proclamer la civilisation occidentale ancienne: celle de la pureté culturelle chrétienne de l'Europe. Des minorités religieuses, d'autrefois, ont subi cette ambiance et cette «pureté». Aujourd'hui elle s'est transformée, pour d'autres, en haine de la religion, -en général en profitant de la notion de «laïcité»-, dans une confusion avec le «mépris de 1 'Orient ». C'est l'explication, peut-être de l'erreur du mélange d'une «caricature» d'hostilité politique avec une «image» d'un symbole d'une religion, dans sa globalité: par l'ignorance, par manque de culture, par absurdité réelle. Et ce que l'on constate, simplement, par la bêtise de son excès et de sa provocation...
08:42 Publié dans Maroc | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Maroc et Maghreb
dimanche, 05 février 2006
La logistique et les entreprises Marocaines
La logistique doit permettre aux entreprises marocaines d’améliorer leur compétitivité. Les autorités sont d’ailleurs parfaitement conscientes de ces enjeux. C’est sans doute pourquoi elles se sont investies dans les projets comme le port Tanger-Méditerranée ou d’autoroutes.
Les défis à relever... pour une grande compétitivitée et à exploiter pour une meilleure Gestion...
1. Contraintes et défis globaux :
Vide institutionnel concernant la logistique et la gestion des chaînes d’approvisionnement,
Contractualisation nécessaire des relations entreprises/administration des douanes,
Présence limitée de fournisseurs tiers de services logistiques,
Utilisation limitée de l’EDI,
Déploiement faible des outils informatiques tout au long des chaînes,
Développement nécessaire de plates-formes logistiques,
2. Contraintes spécifiques au transport
Ratio qualité/prix du transport interne est faible,
Coût élevé de la traversée Tanger-Algéciras,
Coût du passage portuaire au Maroc,
3. Contraintes en amont des chaînes logistiques
Accès difficile à certains intrants ou matières premières,
Capacité limitée de contractualisation avec les fournisseurs d’intrants,
Gestion parfois difficile des régimes d’importation des intrants,
Manque de fluidité dans les transactions financières (notamment à cause des autorisations nécessaires de la part de l’Office des changes),
4. Contraintes en aval des chaînes logistiques
Normes imposées par les consommateurs,
Visibilité limitée des besoins des consommateurs,
Préservation de l’intégrité du produit tout au long de la chaîne,
5. Contraintes liées aux procédures et à la structure interne des entreprises
Manque d’intégration de toutes les fonctions de l’entreprise,
Délai dans la mise en œuvre de mesure facilitant la chaîne d’approvisionnement,
Manque de ressources techniques spécialisées dans le domaine de la chaîne d’approvisionnement.
Le Maroc bénéficie donc d’une position avantageuse liée à sa situation géographique. Néanmoins, il reste encore beaucoup d’efforts à accomplir en terme de logistique pour les entreprises marocaines afin d’être compétitives sur le marché international.
Vous savez ce qu'ils vous restent à faire.... euh me contacter
16:01 Publié dans Supply Chain | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Maroc et Maghreb
samedi, 04 février 2006
Et si le Maroc n'était pas en transition ?
Une étude de Human Rights Watch dissèque les six années de règne de Mohammed VI sous l'angle de la liberté d'expression. Objectivement, l'état marocain n'ira nulle part. Il se contente d'être semi autoritaire. Faut-il se faire une raison ?
En six ans, reconnaissent les auteurs de l'étude, le chemin parcouru est énorme : des tabous ont été brisés par le gouvernement lui-même, le débat sur le Sahara s'est allégrement libéralisé, l'islamisme s'est institutionnalisé, la presse indépendante est en éclosion et la société civile en expansion. En face, la monarchie est toujours sanctifiée, des Sahraouis sont indûment détenus, des islamistes ont été injustement arrêtés et dès qu'on a jugé un journaliste trop enclin à dépasser "les fameuses lignes rouges", il a été emprisonné voire mis au ban de la société (le cas Lmrabet).

La volonté de la Dar al Mulk (Palais royal) de freiner les élans de désacralisation apparaît d'abord via la presse. Tout en observant une plus grande libéralité dans le ton des journalistes, l'étude rappelle que le roi Mohammed VI avait dès 2001 dit que "les journalistes n'étaient pas des anges non plus". Plus tard, les interdictions du Journal avaient un rapport, direct ou indirect, avec ce que la monarchie considère comme indicible ; la mise à mort professionnelle de
Lmrabet s'est faite suite à une plainte déposée par un fonctionnaire du ministère de l'Intérieur, Mohamed El Khar ; Mustapha Alaoui a dû ses déboires au fait d'avoir relayé une lettre mettant en doute la thèse officielle sur le 16 mai ; enfin, l'enquête, très inspirée, d'Al Jarida Al Oukhra sur Lalla Selma, lui a valu une lettre de réprimande de la chancellerie royale. Mis côte à côte, ces agissements ne sont pas uniquement des lapsus révélateurs, mais des indicateurs d'une "peur au sein du système que les libertés dérapent". Cette crainte est relayée, structurellement, note l'étude, par l'actuelle loi qui contribue à "criminaliser la presse au lieu de la protéger".
Les islamistes, non plus, ne se sentent pas protégés dans la pratique de leur liberté d'expression. Le site d'Abdeslam Yassine censuré au lendemain de l'envoi de son mémorandum au "roi des pauvres" ; les tergiversations dans les coulisses des élections de septembre 2002, de peur que la vox populi ne profite largement au PJD ; la mise sous verrou d'islamistes qui se déclarent "pacifistes" ; la mise à profit du 16 mai 2003 pour "cadenasser" davantage le système ; "la construction par le roi de nombreuses mosquées, au lieu d'écoles", tout cela, estiment les enquêteurs, montre l'attitude ambivalente qu'observe la monarchie à l'égard de cette catégorie d'acteurs politiques. Il est clair, reconnaît l'étude, que "ces mêmes islamistes ne rassurent pas quant à leur disponibilité à préserver les mêmes libertés accordées aujourd'hui". Mais est-ce une raison pour se contenter de peu ?
La question est d'autant plus légitime que les arrestations, grotesques, de simples citoyens, pour "outrage au roi" à Oujda, ou pour "satanisme" à Casa, quand ce n'est pas pour un simple sit-in (dirigeants de l'AMDH, en 2003) permettent de "rappeler aux citoyens, qu'ils sont avant tout des sujets de Dar Al Mulk". Suite à ces actes divers, la relâche ou la grâce ne tarde pas. Manière de montrer que l'espoir est toujours permis. Ceci dit, la récurrence de ces réactions endémiques, montre aussi, selon l'étude, que "la tolérance des dirigeants décline" et que "la violence change de forme. Avant, elle était à 90% physique et 10% morale. Aujourd'hui, la tendance s'inverse". On n'est donc pas sortis de l'auberge.
18:53 Publié dans Maroc | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : maroc


