dimanche, 09 mars 2008
Les approches de la fonction entreposage
Les différentes approches
L’approche traditionnelle.
Ce dernière ne voit dans l’entrepôt qu’un lieu banal, parfois un mal nécessaire, structuré par un ensemble de fonctions accolées dont l’objectif est de livrer une zone de chalandise données.
L’approche système
L’entrepôt devient une entité qui vit et agit et pour ce faire s’organise selon deux axes , l’action et l’organisation.
L’action est caractérisée par les ordres qui sont donnés en ce qui concerne, les clients et le produits.
L’organisation intègre l’articulation entre le couple ‘Commande-client / produits et le service que l’on doit réaliser.
Penser de la sorte permet aux industriels ou aux commerçants de lier actions commerciale/logistique et production – approvisionnement.
Elle induit le fait de se poser la question du ‘style’ d’action dans lequel on se trouve ou celui que l’on entend créer.
Une vision de système permettra d’arbitrer selon que l’on entend conquérir un marché et donc mettre en place des formes dédiés d’actions ou de se contenter d’un présence ce qui nécessitera des formes, banalisées produits voire banalisé clients
Les caractéristiques et le pilotage du système
Les caractéristiques

| Le schéma 1 présente les différentes variables qui agissent sur l'activité de l'entrepôt. |
Ce modèle se définit par un ensemble de 4 types de variables qui sont respectivement :
1 - Les variables d’action fixent les objectifs à atteindre, ainsi les horaires d’expéditions ou les délais de mise en stock. Elles déterminent les contraintes à respecter qui sont le dimensionnement des moyens en personnels et en équipements et matériels.
2 et 3 -Les variables d’entrée et de sortie caractérisent la quantité et la fréquence d’arrivée des commandes ainsi que les flux de préparation et de livraison.
4 -les variables de résultats représentent les coûts d’exploitation et le niveau de service afférant.
Le Pilotage du système
Le schéma suivant présente les éléments d’organisation interne qui vont permettre l’exécution des ordres, d’actions en fonction des entrées /sorties pour un résultat constaté.

| Le schéma 2 présente les données qui vont caractériser le fonctionnement d’un entrepôt. |
Le système de pilotage repose sur la définition d’un procédé d’organisation – Process - soit l’articulation des moyens en vue de l’exécution des fins qui lie entre eux les flux physiques et d’information.
Tendances générales
Il importe de positionner la fonction de l’entrepôt dans le contexte économique et commercial suivant,
Priorité du marketing et de la vente sur l’industriel.
L’entrepôt est un outil opérationnel qui doit soutenir la vente, non une réserve pour produire ou améliorer les bilans.
Renouvellement accéléré des produits.
Les stratégies de ‘niches’ et d’animations des ventes induisent cette tendance.
Accroissement du nombre de références.
Corollaire du point précédent les références se multiplient et tournent moins vite.
Enjeu croissant du niveau des stocks.
Conclusion des points précédents à l’heure du ‘zéro stock’ ces derniers peuvent très rapidement atteindre des dimensions importantes
Activité de plus en plus cycliques.
Le rythme des modes et l’évolution des façon de consommer et les aléas ( rappels de produits ) induisent des transformation importantes dans les flux qui sont enregistrables
Importance du facteur humain dans les organisation logistique.
L’homme est des moyens à notre disposition, le plus flexible et adaptable de par sa réflexion et les transformations de process que l’organisation peut lui demander.
Maîtrise des processus par leur simplification.
Ce qui est simple fonctionne aisément, adage trop souvent oublié dans l’organisation du travail
Importance du concept de qualité.
Ce qui se cache derrière ces pratiques c’est habituer les structures à travailler en fonction de normes, donc de donner de la transparence à toute activité
20:34 Publié dans Supply Chain | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : logistique, supply chain
dimanche, 08 juillet 2007
HELLEMMES ET SON HISTOIRE…
Si l’on en croit la légende, le fondateur de la cité serait un noble guerrier du nom d’hélémus, chef temporel d’un monastère construit aux portes de Lille il y a presque dix siècles.
Les archives officielles signalent pour la première fois le nom d’Hellemmes en 1174.
Bâtie à l’ombre des murs de Lille, Hellemmes partagea au cours des siècles les malheurs de la grande agglomération voisine. Quand Lille était assiégée, les assaillants campaient à Hellemmes qu’ils pillaient et incendiaient.

C’est ainsi qu’à maintes reprises, au cours de l’histoire, notamment en 1214, l’année de Bouvines, et 1 siècle après, lors de la bataille de Mons-en-Pévèle, Hellemmes, proche des champs de bataille, fut complètement détruite.
Mais après chaque malheur, les vaillants Hellemmois relevaient leurs ruines.
Les siècles passent. Le village prend d’avantage d’importance.
Le clocher de l’église Saint Denis, aujourd’hui classé au patrimoine des monuments historiques, date du 15ème siècle. Les fermes s’agrandissent.
Malheureusement, sous Louis XIV, en 1667, au moment du siége de Lille, les armées ennemies, puis en 1708, l’occupation par les troupes du prince Eugène, ruine une nouvelle fois le village. La famine sévit. Et la peste va tuer beaucoup d’habitants que la famine avait épargnés.
Pourtant une fois encore, Hellemmes se relève. Sous la révolution, c’est l’invasion étrangère. Lille n’est pas prise, mais l’armée impériale en battant en retraite, ne laisse derrière elle, à Hellemmes, que des ruines fumantes.
Il faudra longtemps pour que le petit village retrouve sa prospérité. En 1827 la commune d’Hellemmes compte 610 habitants, presque tous agriculteurs.
Avec la naissance de la grande industrie, Hellemmes va se développer. Tout au long du 19ème siécle, les champs font place aux usines et aux maisons. Hellemmes devient une importante cité industrielle.
22:00 Publié dans HELLEMMES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
c'est pour quand l'égalité ...
Salah est vendeur ambulant. Sa spécialité : jus d’orange le matin dans les quartiers d’affaires, sandwichs “fromage - œufs durs - huile d’olive” l’après-midi et “babbouche” le soir à la sortie des boîtes glauques. Une véritable petite PME, qui lui laisse de quoi vivre décemment au Hay Moulay Biîd où il s’est payé une piaule grâce au miracle Fogarim. Dans ce magazine chic, qui lui sert de papier d’emballage, Salah tombe sur un article qui l’interpelle. Le gouvernement vient de lancer un ambitieux programme (Rawaj) pour le développement du commerce intérieur. L’Etat voudrait investir 12 milliards de dirhams pour tripler le chiffre d’affaires du secteur d’ici 2020. Salah est enthousiaste : il va amortir rapidement la deuxième “carroussa” qu’il vient d’acheter. Et si ça ne tenait qu’à lui, il aurait développé toute une franchise de restauration ambulante qu’il baptiserait Mc Salah. “Oumalha ! Mes sandwichs sont aussi bons que ceux de Chez Paul”, argumente le chef Salah. Mais il déchante rapidement quand il constate que ce programme étatique ne tient presque pas compte du commerce informel. “Zaâma quoi ! Sans magasins, il n’y a pas de Rawaj ? Pourtant, il y a plus de clients à Derb Ghallef qu’à Marjane”, peste Salah. Il ne comprend pas comment sa branche n’est pas intégrée dans le commerce de proximité. Surtout pour quelqu’un qui a su révolutionner la livraison à domicile : un simple bip sur son portable et c’est tout son resto qui se déplace jusque chez ses clients. Pour Salah, Rawaj est déjà un mirage. Il s’accroche à un dernier espoir : l’attribution de nouveaux chariots isothermes dans le cadre de l’INDH. Ce serait déjà ça…
21:58 Publié dans Maroc | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


